18122009
« Dans ces campagnes perdues une jeune fille est une étoile qui aimante les folies. » -
« Ropraz, dans le Haut-Jorat vaudois, 1903. C’est un pays de loups et d’abandon au début du XXe siècle, mal desservi par les transports publics à deux heures de Lausanne, perché sur une haute côte au-dessus de la route de Berne bordée d’opaques forêts de sapins.
(…) Les idées ne circulent pas, la tradition pèse, l’hygiène moderne est inconnue. Avarice, cruauté, superstition, on n’est pas loin de la frontière de Fribourg où foisonne la sorcellerie. On se pend beaucoup, dans les fermes du Haut-Jorat. A la grange. Aux poutres faîtières. On garde une arme chargée à l’écurie ou à la cave. Sous prétexte de chasse ou de braconne on choie poudre, chevrotine, gros pièges à dents de fer, lames affûtées à la meule à faux. La peur qui rôde. A la nuit on dit les prières de conjuration ou d’exorcisme. On est durement protestants mais on se signe à l’apparition des monstres que dessine le brouillard. Avec la neige, le loup revient. »
Rosa Gilliéron, à Ropraz.
Nadine Jordan, à Carrouge.
Justine Beaupierre, à Ferlens.
Trois adolescentes suisses, originaires du Haut-Jorat, dans le canton de Vaud.
Trois incarnations de la jeunesse et de la pureté fauchées en plein vol, décédées à quelques mois d’intervalle, entre février et avril 1903.
Trois jeunes filles dont les sépultures ont été retrouvées profanées, les cadavres violés, atrocement mutilés et démembrés, les chairs de certaines parties du corps mastiquées, puis recrachées.
Le premier outrage avait, on s’en doute, semé l’horreur et la panique. L’affaire avait fait grand bruit, d’autant que Rosa Gilliéron était la fille du juge de paix, un homme de la bourgeoisie locale, estimé et respecté des villageois.
Il faudra peu de temps pour que,dans ces terres reculées, les rumeurs les plus folles se mettent à circuler, que les vieilles superstitions refassent surface, et que l’on se mette à évoquer le « vampire de Ropraz ».
« On dit le vampire de Ropraz, note Maihain dans le registre de ses observations, c’est une simplification pour le violeur, le nécrophage, l’épouvantable mangeur de morts. Dans ces déserts, le symptôme du vampire durera tant que cette société sera victime de la crasse primitive : saleté des corps, promiscuité, isolement, alcool, inceste et superstitions qui infestent ces campagnes et créeront d’autres foyers d’exactions sexuelles et d’horreur sans merci. »
Il faut trouver le responsable de ces atrocités. La chasse à l’homme est ouverte : on épie la plus infime anomalie chez son voisin, on dénonce tout comportement suspect, on rapporte le moindre écart de conduite… On ouvre grand la porte à toutes les calomnies.
Quelques “suspects” sont arrêtés, puis relâchés.
Vient le tour de Charles-Augustin Favez, un garçon de ferme un peu simplet, pris en flagrant délit de copulation avec une génisse de son patron. Il n’en faudra pas plus pour le désigner comme coupable aux yeux de tous. Surtout que le pauvre garçon présente des signes physiques qui ne trompent pas : ses canines sont plus longues que la moyenne et ses yeux sont rouges, comme irrités par la lumière du jour. Pensez donc ! Ça ne fait aucun doute : le vampire de Ropraz, c’est lui.
Pourtant, faute de preuves, et malgré les véhémentes protestations de la population, Favez est remis en liberté.
« Une énorme rumeur de colère gronde par tout le pays, et l’on peut craindre pour le faux coupable, le vampire, le vrai vampire pour l’opinion, un lynchage ou un enlèvement suivi de très mauvais traitements. Partout dans le pays surexcité les « jeunesses campagnardes » s’organisent : banderoles, affiches, bruyantes réunions, on crie et scande le nom de Favez,
A MORT-FA-VEZ
LE VAM-PIRE-A-MORT
au point que la gendarmerie d’Oron reçoit du Conseil d’État, Service de Justice et de Police, l’ordre de protéger le proscrit et de réprimer ces troubles publics. »
Arrêté une seconde fois, un peu plus tard, alors qu’il tentait de violer une veuve quinquagénaire bien vivante (ce sont ses cris qui ont donné l’alerte), Favez sera jugé en décembre 1903 et condamné à la réclusion à perpétuité. Les psychiatres se pencheront sur son cas. Parmi eux, le docteur Maihain, adepte des théories de Charcot, réussira à faire commuer sa peine de prison en un internement à vie en hôpital psychiatrique.
Autant mettre les choses au clair dès maintenant : les aficionados des Chroniques des vampires et autres Twilight vont se sentir floués : aucune trace de bogosses aux canines pointues dans ce roman. Pas plus que les amateurs de polars ne trouveront d’enquête policière à se mettre sous la dent, si j’ose dire.
D’ailleurs, j’écris “roman”, puisque c’est ce qu’indique la première page, mais Le vampire de Ropraz tient plus à mon sens de la chronique judiciaire, ou même de l’étude ethno-sociologique, que du roman. Autre motif de déception potentielle..
Pour écrire Le vampire de Ropraz, Jacques Chessex, lui-même habitant de Ropraz, est allé puiser dans la rubrique faits-divers du début du XXe siècle.
Dans un style clinique, froid comme les paysages neigeux du Haut-Jorat vaudois, il va se pencher sur les mœurs et les mentalités de cette région rurale coupée du monde, où en ce début de l’époque moderne subsistent encore moultes croyances ancestrales et superstitions médiévales.
Pour apaiser les consciences, la population se cherche à tout prix un bouc émissaire, n’importe lequel. Chessex réussit fort bien, avec une économie d’effets et de mots, à retranscrire ce climat oppressant de suspicion et de dénonciation où tout ce qui est “différent” est aussitôt suspect. Dans ces campagnes arriérées, où alcoolisme et violence domestique sont monnaie courante, les esprits archaïques voient d’un œil suspicieux tout ce qui sort de leur ordinaire.
S’il ne juge pas, ni ne prend parti pour ou contre Favez, Jacques Chessex montre cependant une certaine compassion pour le garçon de ferme et démontre que, quoi qu’il en soit, celui-ci est d’abord la victime des conditions de vie frustres en vigueur dans la région : Favez, orphelin à l’esprit attardé, connait depuis sa tendre enfance maltraitance et viols à répétition de la part du couple de paysans chez lequel il était placé.
« Ici on n’a pas de grands commerces, d’usines, de manufactures, on n’a que ce qu’on gagne de la terre, autant dire rien. Ce n’est pas une vie. On est même si pauvres qu’on vend nos vaches pour la viande aux bouchers des grandes villes, on se contente du cochon et on en mange tellement sous toutes ses formes, fumé, écouenné, haché, salé, qu’on finit par lui ressembler, figure rose hure rougie, loin du monde, par combes noires et forêts.
(…) La misère sexuelle, comme on la nommera plus tard, s’ajoute aux rôderies de la peur et de l’imagination du mal. Solitaire, on surveille la nuit, ébats d’amour de quelques nantis et de leur râlante complice, frôlement du diable, culpabilité vrillée dans quatre siècles de calvinisme imposé. Sans répit déchiffrer la menace venue du fond de soi et du dehors, de la forêt, du toit qui craque, du vent qui pleure ; de l’au-delà, d’en haut, de dessous, d’en bas : la menace venue d’ailleurs. On se barricade dans son crâne, son sommeil, son cœur, ses sens, on se verrouille dans sa ferme, le fusil prêt, l’âme hantée et affamée. L’hiver attise ces violences sous la longue neige amie des fous, les ciels rouges et bistre entre aube et nuit déshéritée, le froid et la mélancolie qui tend et ronge les nerfs. Ah j’oubliais l’effarante beauté des lieux. »
Au bout des 80 pages de ce livre, le doute plane toujours quant à la culpabilité ou à l’innocence du garçon de ferme. Peu importe à Chessex d’ailleurs, car là n’est pas son sujet. L’essence de son propos, c’est l’étude de la vie des populations isolées dans les montagnes, au cœur des sombres forêts suisses.
A l’occasion d’une ultime pirouette, l’auteur insinue le doute dans l’esprit du lecteur. Dans un épilogue, de pure fiction mais totalement plausible, que je ne dévoilerai pas ici, Chessex joue de façon surprenante avec l’ambiguïté de la soit-disant monstruosité de Favez.
C’est lors d’une émission de La Grande Librairie, sur France 5, où il était invité à l’occasion de la sortie de son dernier roman, Un juif pour l’exemple, que j’ai entendu parler de Jacques Chessex pour la première fois (pas de quoi se vanter, je sais). J’ai eu, dès lors, envie de découvrir l’auteur à travers ses écrits.
Voilà qui est désormais chose faite grâce à BoB et au Livre de Poche. J’ai beaucoup apprécié cette première approche de l’œuvre de Chessex, auteur suisse récemment disparu, et je compte bien poursuivre dans le futur cette exploration.
Le vampire de Ropraz m’a rappelé deux autres romans que j’ai lus dernièrement et qui abordent un thème similaire, dans des contextes et des traitements différents : Mangez-le si vous voulez, de Jean Teulé ou L’Arabe, d’Antoine Audouard.
Les éditions Grasset proposent le premier chapitre du roman à la lecture.
Ils l’ont lu avant moi. Voilà ce qu’ils en ont pensé :
Isil : « L’horreur des faits est décrite précisément mais sans complaisance. L’écriture excellente, assez sèche et distanciée permet de prendre du recul par rapport à ces faits et de les rendre supportables. On s’interroge sur l’humain, sur l’horreur qu’il peut à l’occasion contenir. Bref, un excellent roman. »
La Liseuse : « Avec une plume bien affûtée et brûlante, le style est incisif, percutant, horrifique et nous balade entre réel et imagination. La fin est renversante. »
Laurent : « Une écriture encore marquante et un roman toujours trop court. J’aurai voulu une fin plus étoffée, mais elle arrive comme un couperet lancé par l’auteur qui cherche à nous surprendre. (…) Le personnage principal n’est pas celui que l’on croit : le vampire est secondaire et se laisse coiffer par la partie la plus sombre de l’âme humaine. (…) La froideur des descriptions nous fait garder cette distance face au crime, mais réfléchir sur les côtés les plus noirs de l’Homme. Effet réussi. »
Lilly : « Le début est prometteur. L’ambiance est lourde, un peu effrayante, et Jacques Chessex écrit vraiment très bien. Mais l’ensemble ne m’a pas convaincue. (…) Il y a beaucoup d’ébauches d’idées, mais rien n’est creusé. (…) C’est beaucoup trop court, beaucoup trop froid, et finalement sans importance. »
Lou : « Au final, le Vampire de Ropraz m’a intriguée sans me conquérir totalement. Si l’histoire a éveillé mon intérêt, je n’ai pas été particulièrement sensible au style froid et au récit brut des événements. Une curiosité. »
Lucas : « A partir d’un fait divers, la fameuse “légende” du vampire de Ropraz, Jacques Chessex a pondu un roman. Déroutant, de par cette écriture singulièrement crue et pourtant si soyeuse dans la justesse de sa prose. Un roman à lire absolument, puisqu’en plus de cette histoire si bien (d)écrite, l’écrivain vaudois qui vit d’ailleurs à Ropraz nous propose deux suppositions déconcertantes à propos de ce vampire. »
Pascal : « On baigne ici en plein mystère, dans une atmosphère sombre et terrifiante, entre fiction et réalité, sans plus savoir quelle est la part de la véracité historique et quelle est la part d’invention de l’auteur. Mais l’important n’est pas là, l’important est de se laisser entraîner par le talent de conteur de Jacques Chessex. »
Patch : « Ce roman qui est tiré d’un fait réel, nous entraîne dans les méandres de l’horreur, de l’abomination, de la plus pure folie meurtrière. Atmosphère glauque, ambiance rurale sinistre, digne des plus grands films du genre épouvante. La descente est rapide, direction l’enfer. L’auteur qui exploite ce fait divers de l’époque et qui habite le village de Ropraz, tisse là une histoire percutante mais où la fin peut surprendre… »
Sentinelle : « J’ai aimé son écriture aride sans concessions aucunes, l’atmosphère rendue de ce petite village suisse, la stigmatisation des uns nécessaire pour conforter la vie des autres. »
Soïwatter : « Avec une fin très originale, c’est une petite nouvelle agréable, très bien construite, que je conseille. Pourtant il lui manque d’après moi un peu de profondeur, l’auteur reste trop superficiel dans ses descriptions et dans son histoire et j’aurais aimé qu’il rentre un peu plus profondément dans l’intrigue… »
Sylvie : « Certes, on peut reprocher à Chessex les détails morbides. Mais son dessein est bien de créer un véritable roman d’atmosphère et il y en a si peu dans la littérature française actuelle !!! »
Tamara : « J’avoue n’avoir pas follement été emballée par ce livre, relativement court (108 p.). Ce n’est pas l’écriture qui pêche, non, c’est très bien écrit et documenté. C’est plutôt que je pensais avoir affaire à un roman alors qu’il s’agit plutôt d’une narration qui porte un regard journalistique sur un fait divers. »
Valériane : « J’ai lu ce “roman” d’une traite. (…) Plongée dans cette ambiance glauque et humide, poisseuse et mystérieuse. Un bon moment de frisson avec une inconnue au bout du livre… »
Yspaddaden : « On pourra reprocher à Chessex de ne pas avoir écrit un roman ; de fait, ce livre tient plus de la chronique. C’est à mon avis le style qui convient à cette histoire vraie, les faits parlant d’eux-mêmes sans qu’il y ait besoin de rajouter une part de romanesque ou d’imaginer la psychologie de certains personnages. Et aussi insupportables que soient certaines descriptions, on lit ce texte qui capte la curiosité morbide du lecteur écœuré et pourtant captivé. »
Yv : « Le roman est glauque, noir, très noir, et très pessimiste, mais lorsqu’on l’a commencé on a qu’une seule envie c’est d’arriver au bout et d’en connaître le dénouement. »
Le vampire de Ropraz, de Jacques Chessex
Le Livre de Poche (2008) n° 31080 - 96 pages





Commentaires
Brrrrr, cette histoire fait froid dans le dos et pourtant j’ai ce livre dans ma PAL, il faudra bien qu’un jour je trouve le courage pour m’y plonger…À bientôt InColdBlog et passe de bonnes fêtes de Noël et de fin d’année !
Roman très fort comme peut l’être Un juif pour l’exemple. Dommage que la fin soit si mauvaise dans les deux cas.
Nous sommes nombreux je crois à découvrir Chessex sur le tard, avec ses deux derniers livres. Mais c’est vraiment une superbe découverte car cette plume est vraiment élégante, même pour décrire l’horreur de tels faits divers. Son ultime livre doit sortir en janvier prochain.
Je ne l’ai pas lu mais écouté après avoir lu “un juif pour l’exemple”
Je dois dire qu’en livre audio j’ai beaucoup apprécié alors que je ne suis pas certaine que j’aurai lu le livre
mais du coup je retrouve totalement mes impressions en te lisant
Je pense que je ferai un billet prochainement dans ce sens ( j’ai des tonnes de billets de retard) je lis plus vite que je n’écris hélas
J’ai aussi découvert Chessex avec ce livre - qui n’est pas un roman tu as raison, mais une chronique saisissante parfaitement maîtrisée - et la plume m’a conquise. ” L’Ogre ” et ” l’Eternel…” m’attendent ( heureusement, ils sont patients
Celui-là il va filer dès demain dans la valise! Et pour parler vampires, avec bogosses, hémoglobine et frissons de peur/plaisir, bien loin de la gnangnanterie Twilight, il y a l’excellente série True Blood qui vient de sortir en DVD. Du créateur de la série cultissime Six feet under.
Comme tu n’es pas le premier à le comparer au dernier Teulé, que j’ai rejeté en bloc, je ne le note pas.
Et puis, si en plus il n’y a pas de bogosse : comment être convaincue par ce récit ? :P
Je l’ai toujours regardé avec envie. Merci de me le rappeler.
Mais, la fin est-elle si décevante ?
Ah! moi je n’ai pas trouvé la fin si décevante. Au contraire, la petite pirouette de l’auteur est bien amusante.
Vous citez 2 romans avec des thèmes similaires, il y aussi “Un roi sans divertissement” de J. Giono qui était un des livres préférés de J. Chessex. Il vous plairait peut-être également.
Je ne sais pas trop quoi en penser… d’un côté le thème me plait assez d’un autre ça me fait un peu peur…
ce livre ne me tente pas pourtant il doit rester que lui à lire dans ma collection vampire!
@ Florinette : il vaut vraiment la peine que tu le déterres de ta PAL (si j’ose dire). Très belles fêtes à toi aussi Florinette.
@ Yv : je n’ai pas trouvé la fin de Vampire de Ropraz mauvaise. Au contraire, j’ai trouvé qu’elle amenait le lecteur à se poser des questions sur qu’est-ce qu’un monstre et qu’est-ce qu’un héros, par exemple.
@ Ys : je suis curieux de voir si ce style parfaitement en phase avec l’histoire du Vampire de Ropraz est aussi percutante dans un autre contexte.
@ Dominique : on est nombreux dans ce cas : que celui ou celle qui n’a pas de billet de retard nous jette la pierre
@ Emmyne : en ce qui me concenre, rien d’autre dans ma PAl, juste l’envie de relire l’auteur plus tard.
@ Voyelle & Consonne : n’hésite pas à le prendre en “bonus”, car tu en as à peine pour une après-midi de lecture. Je ne suis pas fan des vampires et je me demandais justement ce que pouvais bien donner le mythe revisité par Alan Ball.
@ Leiloona : la comparaison avec le Teulé ne tient que pour le thème. Le traitement et le style sont aux antipodes. J’ai été déçu par le Teulé. Contrairement à Teulé, Chessex ne se contente pas de décrire les atrocités mais s’attache à étudier la population. Et pas besoin de bôgosses, ce récit se suffit à lui-même.
@ Eugénie : comme je l’expliquais à Yv, je n’ai pas trouvé la fin décevante. D’ailleurs, c’est peut-être cette fin qui fait de ce livre un roman et non pas une chronique.
@ AnnDeKerbu : décidément, il va falloir que je révise ma position sur Giono. On m’a déjà conseillé Le hussard sur le toit précédemment. Je note donc aussi Un roi sans divertissement.
@ Yueyin : si ce sont les descriptions des atrocités qui t’effraient, tu peux y aller, Chessex ne prend pas plaisir à s’attarder inutilement sur les détails. Sa description, très cliniques, pourrait être celle d’un légiste.
@ Esmeraldae : « On dit le vampire de Ropraz, (…) c’est une simplification pour le violeur, le nécrophage, l’épouvantable mangeur de morts. »
J’ai entendu plusieurs commentaires positifs sur ce livre… J’avais peur des trucs gore mais si ce n’Est pas le cas, je vais tenter le coup, c’est certain.
@ Karine : ton petit coeur fragile devrait y résister sans trop de problème