11032008
I.V.B.*
Surmenage passager, fatigue généralisée, lassitude réelle… je ne saurais dire exactement. Sans doute un peu de tout ça à la fois. Ce dont je suis sûr, c’est que ma charge de travail actuelle ne me permet pas de rédiger et de publier comme je le souhaiterais. C’est tout juste si j’ai le temps de faire le tour des blogs pendant ma pause du midi, le sandwich à la main. Et quand je rentre le soir, je n’ai qu’une envie : aller me coucher au plus vite.
Plus grave, après deux semaines sans bloguer, le manque ne se fait pas sentir. Il faut dire qu’un an et demi après la publication de mon premier billet, écrire m’est toujours aussi laborieux ; fouiller en moi, tâcher de mettre un nom sur les émotions qui m’ont traversé lors d’une lecture pour les retranscrire ensuite et les rendre intelligibles, me demande un véritable effort.
Jusqu’ici, cet effort trouvait sa compensation par ailleurs, mais depuis un temps déjà, j’ai l’impression de tourner en rond. Je n’arrive pas à me renouveler, je ne trouve pas le temps ni l’énergie qu’il faudrait consacrer à ce blog pour en faire ce que je voudrais vraiment, qu’il me satisfasse un minimum. Alors, j’arrête, je fais une pause. Dès que la tempête sera calmée au boulot et que j’aurai l’occasion de me poser, je ferai le bilan de tout ça, je mettrai tout à plat et je verrai alors si je suis en mesure d’atteindre mes modestes ambitions.
Cette interruption momentanée des programmes, dépendante de ma volonté, sera peut-être plus brève que je l’imagine, le manque se fera peut-être sentir plus tôt que je ne le pense. Il se peut aussi que le provisoire devienne permanent, je n’en sais honnêtement rien aujourd’hui. Après avoir retourné la question dans tous les sens depuis plusieurs jours, je m’aperçois en écrivant ce billet que prendre cette décision est finalement un soulagement, signe évident que ces derniers temps le plaisir s’était mué en contrainte.
D’autres avant moi ont été victimes de ce “coup de fatigue” et ont ressenti, eux aussi, le besoin de faire une pause. C’est peut-être un passage obligé de la condition de blogueur, qui sait ? Certain(e)s sont revenus, revigorés, leur plaisir de bloguer régénéré ; d’autres pas. J’ignore ce qu’il en sera pour moi.
Et parce que cette pause n’est justement pas une pose, et que mon but n’est pas de battre mon record personnel de messages pour un billet, je ferme les commentaires. A l’instant, je n’ai qu’une seule certitude : je continuerai à venir piocher des idées de lecture chez les uns et les autres. Je vous dis donc à bientôt… chez vous.
Merci à vous d’être passé par ici, merci aux auteurs de m’avoir accordé de leur temps.




