In Cold Blog

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

DOUBINSKY, Sébastien

DOUBINSKY, Sébastien - Le feu au royaume C'est jamais bon de laisser traîner les créances, et surtout de permettre au petit personnel de rêver*

feu-royaume-sebastien-doubinsky-ecailler « Je m’étais promis de ne pas chialer en voyant le cadavre de mon fils, mais j’ai regretté de ne pas avoir apporté de mouchoir. C’est encore Bourdeau qui m’a tendu un paquet de Kleenex. J’ai pleuré comme une madeleine. J’ai eu envie de me jeter sur son corps froid, d’embrasser ses cheveux, de me rouler par terre en maudissant les dieux. Je l’ai fait en moi, tout au fond, dans mon théâtre privé, mais après m’être mouché plusieurs fois, j’ai dit « oui, c’est bien lui », Bourdeau a hoché la tête, et le drap a recouvert pour toujours le visage rafistolé tant bien que mal de mon enfant. »



À 67 ans, André Thiriet, alias Dédé la Classe, est rangé des voitures.Cela fait des années qu’il a quitté Paname où il régnait en caïd dans les années 70.
Aujourd’hui, il coule ses vieux jours au soleil de la Costa Brava, aux côtés de sa femme, Gloria, une diva qu’il a épousée alors qu’elle trustait les pages mondaines des journaux. Atteinte d’Alzheimer, celle-ci n’est plus que l’ombre d’elle-même.
C’est donc à contrecœur que Dédé quitte la douceur espagnole : son fils unique, Alexandre, à qui il avait transmis le flambeau, vient d’être abattu par un motard à un feu rouge, en plein jour.

Quand il débarque à Paris pour identifier le corps de son fils et régler les funérailles, le vieux briscard ne reconnaît plus son « territoire » d’antan : les choses ont bien changé depuis ses années de règne.
Le milieu n’est plus celui qu’il a connu : le code d’honneur a disparu en même temps que les Arabes et les Corses, quand sont arrivés les Russes et les Chinois ; tout comme dans le camp adverse l’éthique s’en est allée quand les flics ont remplacé les poulets.

Heureusement pour Dédé, le commissaire Bourdeau est toujours dans la place et c’est lui qui est en charge de l’affaire Lui possède encore cette éthique du métier et des relations truands/forces de l’ordre. Avec lui, Dédé est en terrain connu et il lui fait confiance quand il l’assure que tout sera fait pour retrouver l’assassin de son fils.
Mais le vieux truand n’a pas l’intention d’attendre la fin de l’enquête de la maison Poulaga pour venger Alexandre.
Déboussolé dans une ville et un monde qui lui sont désormais étrangers, il commence par faire la tournée de ses anciens complices, censés veiller sur Alexandre.



Dans Le feu au Royaume, Sébastien Doubinsky ressuscite la grande époque des romans et films noirs des années 60/70, et tout particulièrement les incomparables Tontons Flingueurs de Lautner. Le Dédé la Classe de Doubinsky est le digne cousin éloigné du Fernand Naudin d’Audiard, et ses acolytes font bigrement écho aux Raoul Volfoni, Maître Folace et autres Théo immortalisés par Lino Ventura, Bernard Blier, Francis Blanche et Robert Dalban.

L’histoire en elle-même est classique : pour venger la mort de l’un des siens, un truand part sur les traces du/des coupable(s) à travers la ville. Mais en l’occurrence ici, ce qui fait l’originalité de Le feu au royaume, c’est la mélancolie et la nostalgie, voire une certaine tristesse, qui s’en dégagent.
L’homme est loin d’’être un ange, mais on s’attache à Dédé, caïd vieillissant forcé de sortir de sa retraite, qui prend pleinement conscience qu’il est définitivement hors-jeu dans un Paris sur lequel il a jadis régné en maître mais qui aujourd’hui n’existe plus. Dédé, amoureux fou d’une femme dont l’esprit est irrémédiablement parti en sucette. Dédé, père meurtri par la mort prématurée de son fils unique.

Diablement efficace, l’action du Feu au royaume se déroule sur dix jours, séquencée en chapitres on ne peut plus ramassés, quelques pages seulement, souvent une seule, voire une demie (ce qui, sur un format de livre aussi petit, ne représente guère plus d’une phrase ou deux).
Le rythme soutenu, les dialogues enlevés, le style sans fioriture font qu’on dévore d’une traite cette courte histoire, suffisamment émouvante pour qu’on referme le livre avec un petit pincement au cœur.


J’en profite pour vous inciter à découvrir également, Quién es ?, autre roman de Sébastien Doubinsky que j’ai également beaucoup aimé.

* Lino Ventura dans Les Tontons flingueurs (1963), écrit par Michel Audiard.





Ce qu’ils en ont pensé :

L’anagnoste : « Le Feu au royaume fait montre de qualités cinématographiques incontestables (…) et comblera de plaisir tous les amateurs de polars et de cinéma français d’après-guerre. »

Encore du noir : « Dans une atmosphère crépusculaire à la Melville, Doubinsky nous fait faire un bout de chemin aux côtés de ce personnage repoussant par bien des aspects et terriblement attachant. Et il nous prouve que l’on peut dire beaucoup et le dire bien en moins de 500 pages. »

D’autres avis sur Babelio.

Le feu au royaume, de Sébastien Doubinsky
L’Écailler (2012) - 145 pages

DOUBINSKY, Sébastien - Quién es ? « J’étais tombé William Antrim et je me relevais Billy the Kid. »

quien-es-doubinsky Ce 18 août 1877, Windy Cahill, « tellement bête qu’il n’a peur de rien – n’ayant jamais rien donné, il n’a rien à perdre, sauf sa vie », Cahill qui « n’a aucune conscience de sa propre vie – comme un animal il l’accepte comme un fait, sans chercher plus loin que l’instant de satisfaction » a lancé l’insulte de trop.
William Antrim n’en peut plus de subir ses injures et ses brutalités gratuites (ici). Sous le coup de la fureur, il rétorque. Pour la première fois.

Les conséquences ne se font pas attendre : le colosse se jette sur l’avorton boutonneux et le roue de coups sous le regard mi-amusé mi-embarrassé des clients de la cantina. Pourtant, à l’issue de ce combat inéquitable, c’est Cahill qui gît au sol, abattu par le jeune William.
Ce 18 août 1877, à tout juste dix-sept ans, William Antrim rejoint les rangs des hors-la-loi. Pour celui qui passera à la postérité sous le nom de Billy the Kid commence une vie de cavale. Le 14 juillet 1881, des deux balles tirées par son ex-ami, le shérif Pat Garrett, celle qui l’atteint en plein cœur arrête net sa course. Il a vingt-et-un ans.


« ¿ Quién es ? » sont censément les dernières paroles prononcées par le Kid avant de tomber sous les balles de Garrett. « Qui est-ce ? » Qui est Billy le Kid, alias William Antrim, qui s’est également fait connaître sous les noms d’Henry McCarty, William Harrison Bonney ou Henry Antrim pour ne citer que les plus connues de ses identités ? C’est ce que s’attache à retracer le roman de Sébastien Doubinsky.
Alors qu’il pressent l’imminence de sa mort, le Kid confie son histoire à un mystérieux interlocuteur. Dans ce qui tient plus d’un long monologue introspectif que d’une confession, il tient à rétablir la vérité sur son parcours, justifier ses choix et, par-là même, sa vie. Pour cela il va s’employer à retrouver le commencement, le moment où tout a débuté.
« OK, puisqu’il faut commencer, commençons comme ça, on va dire que c’est le début, même si ce n’est pas le vrai début, mais le vrai début, on ne le connaît jamais vraiment, je veux dire qu’on ne réalise pas que c’est le début, on naît, on existe, mais c’est tout, il n’y a pas grand-chose à faire à part exister et accepter ça comme une évidence, non, le début, c’est autre chose, c’est quand on décide que c’est le début – c’est comme le matin, quand on se lève et qu’on décide de boire un café infect, qu’on décide de mettre ses bottes pour aller du lit au poêle qui chauffe de l’autre côté de la pièce et qu’on va prendre le gobelet de fer blanc tout cabossé et qu’on va remplir ce satané gobelet de ce jus dégueulasse, ou qu’on décide de le faire pieds nus parce qu’on n’est pas sûr de ne pas se recoucher après, ou qu’on décide de rester au lit et de laisser le café bouillir encore un peu – ça par exemple c’est le vrai début d’une journée – (…). »

Orphelin de père, ayant perdu très jeune sa mère, le jeune William/Henry aura très tôt des démêlés avec les autorités. Son premier larcin à peine perpétré qu’il se fait prendre et vertement tancer par le shérif.
« (…) une motte de beurre m’avait valu une sacrée remontée de bretelles de la part du shérif Whitehill – il avait les joues violacées de colère et ses dents jaunes claquaient près de mon nez mais je n’étais pas terrifié – honteux, oui, de m’être fait prendre, c’était la première fois que je volais quelque chose – mais je le regardais s’énerver sur moi, sa main tordant mon oreille comme dans les dessins comiques des gazettes, je le regardais comme si j’étais en dehors de moi-même, mes yeux flottant loin de mon visage pour mieux s’imprégner de cette scène – Whitehill au visage violacé par la colère sous son grand chapeau blanc et son étoile cuivrée qui vibrait sur sa poitrine, accrochée au gilet de cuir en veau mexicain – c’était un homme d’une grande bonté et je ne laisserais jamais dire à quiconque que tous les shérifs sont des ordures – ce sont des hommes comme les autres qui ont juste accepté de se laisser transpercer par leur devoir et il y en a parmi eux qui le vivent comme une blessure permanente et ceux-là doivent être respectés et honorés comme des pères – bien entendu, les autres peuvent crever. »

Car bien que le nom de Billy the Kid soit généralement associé dans l’imaginaire collectif à ceux de Butch Cassidy ou Jesse Woodson James, célèbres pour leurs braquages de banques et attaque de trains, lui n’est à la base qu’un délinquant dont le plus grand crime - avant le meurtre de Frank Windy Cahill - était le vol de bétail.
« (…) les mots ne sont pas les mêmes selon la fenêtre par laquelle on les regarde – « hors-la-loi » et « justicier », par exemple, « citoyen honnête » et «outlaw » – tout dépend de la lumière qui les frappe mais celle de la société est toujours la plus forte et écrase toutes les autres. »


Doubinsky délaisse la légende et donne à découvrir l’envers du mythe Billy the Kid : celle d’un gamin en quête perpétuelle du père. N’aspirant qu’à une vie normale, il montre un vif intérêt pour les filles plus ou moins faciles, la musique et – chose plutôt rare à cette époque pour un homme de sa condition – la lecture des gazettes où il puisera l’amour de la langue et des mots.
« Quand je vois Teresa, par exemple, et la pointe de ses hanches brunes décrochée sur le drap bleui par l’aube, j’ai envie de parler une autre langue, qui n’existerait que pour moi seul et qui pourtant serait universelle – comme un aboiement de chien ou un grondement de panthère – une langue qui exprimerait la beauté de cette hanche en même temps que la lumière de l’aube qui se lève, la fatigue de mon corps et la joie de mon esprit – qui engloberait toutes les autres et qui ne serait que pour moi, une langue où je pourrais me comprendre et avec laquelle il me serait enfin possible de parler, de dire les choses comme elles sont et non pas recouvertes de vieilles bâches comme les mots de tous les jours, des bâches tellement vieilles qu’on ne peut pas les ôter et ce qu’il nous reste est la forme des mots mais pas leur réalité – je suis sûr que si on parvenait à ôter ces bâches nous serions éblouis, émerveillés, terrifiés peut-être par ce que nous découvririons (…). »

Un temps, le Kid trouvera en John Tunsdall, éleveur de bétail, un père de substitution. L’assassinat de Tunsdall, victime de la Guerre du Comté de Lincoln (conflit entre bandes rivales pour le contrôle du bétail), forgera la conception que le Kid va se faire de la justice des hommes. Pour lui qui pourtant manifeste une réelle répugnance à faire usage de la violence pour la violence, la rixe fatale avec Cahill va devenir la clé de voûte de son existence et de ses choix de vie futurs, l’élément fondateur de cette destinée, qu’il narre à son mystérieux interlocuteur.
« J’ai plus tard rencontré d’autres Cahill et ils ont tous été pour moi la même énigme – celle de la vie – car est-ce vivre que se contenter de se lever, boire du whiskey et se battre dans un saloon, jour après jour ? – pour moi, c’est une répétition absurde, comme le soleil qui se lève et qui se couche – c’est appeler vie ce qui n’est que le contraire de la mort – et je pense que de là naît la violence des Windy Cahill et des autres Cahill du monde – une violence mauvaise qui leur sert de preuve de leur existence par la destruction de celle des autres – (…) »
« (…) je pensais qu’il n’était pas nécessaire d’être mauvais pour être libre – (…) quelle ironie que je sois devenu un outlaw, un « hors-la-loi » alors que personne n’aime plus la justice que moi (…). »



A l’image du destin passionnant de son protagoniste, « ¿ Quién es ? » est un bref roman (moins de quatre-vingt-dix pages) fulgurant et intense.
Si la construction du récit est brillante, le style aux accents poétiques est tout aussi maîtrisé. Sébastien Doubinsky déroule le roman au fil des pensées du Kid, passant sans réelle transition de l’une à l’autre. Digressions, associations d’idées s’enchaînent, scandées par une ponctuation singulière (tirets marquant la succession des séquences narratives, passages à la ligne indiquant les pauses) qui invite le lecteur à pénétrer dans l’esprit du narrateur et suivre au plus près ses interrogations sur le hasard et le destin, la liberté et la justice…
Un narrateur profondément humain et émouvant, qui finit par se révéler étonnamment si proche de nous.

Première lecture de 2011 (ce que ne laisse pas deviner la date de publication de ce billet) et premier coup de cœur que je dois à l’excellent billet publié sur Bartleby les yeux ouverts (qui n’est malheureusement plus en ligne à ce jour).

Pour en savoir plus sur Billy the Kid.


Ce qu’ils en ont pensé :

Eric Bonnargent : « Quién es ? est une réussite à tous les niveaux. C’est un livre remarquablement construit, écrit et pensé, un livre qu’il faut lire, une pépite que tous les chercheurs d’or plongés dans les torrents boueux de la littérature française contemporaine doivent extraire et placer en bonne place dans leur bibliothèque. »

Bon Sens : « Tout au long de la lecture j’ai senti, non pas le poids des pensée de Billy The Kid mais bien celles de Sébastien Doubinsky. Terrible sensation de dichotomie, qui m’a fait regarder Billy comme un simple faire-valoir, un réceptacle pour diffuser les réflexions de Sébastien. Réflexions extrêmement judicieuses et très intéressantes mais que j’ai eu beaucoup de mal à placer dans la tête de Billy The Kid. »

Anne-Françoise Kavauvea : « Quién es ? n’est pas une biographie, au sens que l’on donne habituellement à ce mot. Mieux que toute tentative de reconstruction d’un parcours avec ses incidents, ses anecdotes, le livre s’ancre dans une conscience – celle de Billy the Kid. »

Blandine Longre : « Quién es ? de Sébastien Doubinsky est un roman (récit-monologue intérieur, stream of consciousness garanti) incontournable et parfaitement inclassable (d’où son intérêt générique et littéraire, entre autres), où il est question d’un certain Billy The Kid, d’un mythe habilement revisité, humanisé, et surtout de la puissance du verbe et de son contraire. »

Philippe Sadek : « Avec Quién es ? Sebastien Doubinsky livre un court récit qui va à la fois à la quintessence de la poésie en prose et au fonds de l’humaine condition. Une fois qu’on a dit ça, il ne faut surtout pas faire fuir le lecteur qui se dit que ça a l’air chiant. Tout au contraire, c’est passionnant, prosaïque et profond. »

Guillaume Vissac : « Déçu par Quién es ? Je saurais pas trop dire pourquoi, sinon qu’il traîne trop de comparaisons. Et je n’y étais pas. Et ce n’était que quatre-vingt pages pourtant c’était des semaines. Pourtant c’est sans doute un bon truc. Pas un roman, je crois, mais un bon truc. »

Quién es ?, de Sébastien Doubinsky
Éditions Joëlle Losfeld (2010) - 82 pages

DOUBINSKY, Sébastien - Quién es ? « Ma mère avait choisi de me concevoir avec la liberté en personne »



Billy_the_Kid « Oui, peut-être avais-je peur finalement – Windy Cahill était un géant et lorsqu’il me claquait la nuque « pour rire » j’avais l’impression que tous mes os allaient être réduits en poussière et lorsqu’il me pinçait, mon bras gardait la marque bleue de ses doigts vicieux pendant plusieurs semaines – mais cette violence ne me faisait pas peur, j’y étais habitué pour ainsi dire, il suffit de regarder autour de soi pour réaliser que l’homme n’est pas un animal pacifique – non, ce qui devait me terrifier c’était ses mots – ses mots vides qui pourtant remplissaient l’espace de leur sens vide – ses mots creux comme des balles qui dévastaient tout sur leur passage – je tremblais sous leur choc, comme si ces paroles m’arrachaient mes vêtements et montraient à tous mes bras maigres, mes côtes saillantes, mes courtes jambes – me montraient à tous comme une petit corps ridicule où « Kid » devenait péjoratif, un petit corps destiné par sa fragilité même à être bousculé, pincé, maltraité.

Windy Cahill riait toujours quand il m’insultait et son rire était contagieux comme une peste invisible – tous étaient malades sauf moi, mais c’était de moi qu’ils riaient – les mâchoires grandes ouvertes, même si beaucoup d’entre eux avaient de la tristesse ou de la honte dans le regard – Windy avait déjà tué plus d’un homme et quand il était soûl il aurait fait peur au Diable lui-même – oui, ils riaient et les mots filaient vers moi comme des flèches pour s’enfoncer profond, profond entre ma peau et mes côtes, fouillant le cœur, l’estomac et les tripes, comme de l’acide.

« Bâtard » était son insulte préférée car il savait qu’elle me fauchait les jambes – quand on n’a pas de père les larmes vous viennent plus facilement aux yeux – « Bâtard ! » - c’était plus qu’une insulte, c’était la vérité. »
(p.22-23)

Billy the Kid, par Ben Wittick (ferrotype)
Cliquer sur l’image pour l’agrandir




« (…) mais moi, j’ai quatre noms et pas de père – un « bâtard », comme criait Windy Cahill, ce salopard – oui, un bâtard, un orphelin comme cette nation tout entière et même si ce mot me déchirait, j’aurais aussi pu le revendiquer avec fierté – car ma mère avait ainsi choisi de me concevoir avec la liberté en personne – et quel plus beau cadeau une mère peut-elle faire à un enfant ? – c’est un cadeau que je chéris aujourd’hui plus que tous les autres, mais à l’époque de Windy Cahill je n’avais que quinze ans et je n’avais pas encore compris sa valeur – (…) »
(p.31)

Quién es ?, de Sébastien Doubinsky
Éditions Joëlle Losfeld (2010) - 82 pages