In Cold Blog

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Solitaire mais solidaire*

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Illustration : © Maurice Paulin



Aujourd’hui, j’aimerais partager avec vous deux initiatives.

La première est celle d’Octavia qui, dans le cadre de son mémoire de fin d’études, « L’internaute, prescripteur du livre », souhaite décortiquer les habitudes et pratiques des lecteurs.
Pour ce faire, elle a mis en place un sondage auquel vous êtes chaleureusement invité à répondre avant la fin septembre.

C’est rapide (bien plus que mon enquête sur la Quatrième de couverture !), c’est anonyme et ça se trouve ici.


Autre projet, finalisé celui-là. Si vous aimez les blogs de lecture à la personnalité marquée et aux choix éditoriaux sortant des sentiers battus, vous connaissez très certainement le blog Carnets de SeL (ex-Les petits carnets d’eSsel).
Son auteur, Sandrine, vient de publier chez L’Harmattan un essai sur Jacques Sternberg : Jacques Sternberg, une esthétique de la terreur.

Si vous êtes moins ignare que moi et que vous connaissez déjà Sternberg, vous serez probablement curieux de lire ce tout premier essai qui lui est consacré.
Si vous ne le connaissez pas, peut-être aurez-vous envie de découvrir cet auteur à travers ses ouvrages, dont certains ont été chroniqués sur les Carnets de SeL.



Bien entendu, n’hésitez pas, si vous le souhaitez, à relayer sur vos blogs ou réseaux sociaux ces deux informations qui méritent bien un petit coup de pouce.
Ça serait une bonne occasion de me prouver que j’ai tort de penser que depuis quelques temps la blogosphère de lecture vire dangereusement au champ de batailles, théâtre de guerres de territoire récurrentes entre égos boursouflés qui règnent en despotes condescendants sur une poignée de courtisan(e)s grégaires.




* J’ai repris à mon compte la devise du S.N.I.F. (Service National d’Information Fonctionnelle), service secret français auquel appartient le sous-lieutenant Langelot, héros dont les aventures ont été publiées dans les années 1960 dans la Bibliothèque Verte.

Panaché estival

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Smart summer books, 2008 © Gérard DuBois for Playboy

Les écrivains connaissent la chanson

Depuis la mi-juillet, Le Monde des Livres propose une série d’articles, La chanson des écrivains, où des auteurs évoquent des airs qui accompagnent leur travail d’écriture.

Après Arnaud Cathrine et Le Courage des oiseaux de Dominique A, Nicole Caligaris et I Love You More than Words Can Say de Karen Dalton, Véronique Olmi et L’aigle noir de Barbara, cette semaine Nina Bouraoui évoque Falling de Julee Cruise.




Avec ou sans Capote

Martin Amis, Beryl Bainbridge, Jorge Luis Borges, Paul Bowles, Truman Capote, William Faulkner, Jack Kerouac, John Le Carré, Mary McCarthy, Ian McEwan, Iris Murdoch, Vladimir Nabokov, Isaac Bashevis Singer, Jeanette Winterson et Marguerite Yourcenar. Prestigieuse affiche pour la sortie chez Christian Bourgois du second tome des entretiens parue dans la célèbre Paris Review.

A cette occasion, dans BibliObs, Didier Jacob (à qui j’ai emprunté le titre de cette brève) a choisi de publier l’entretien de Truman Capote recueilli par Pati Hill, publié en 1957 dans le numéro 16 de la revue.
Les puristes apprécieront la version originale, disponible sur le site de la Paris Review.




Oscar Wilde sur Oscar Wilde… par Oscar Wilde

Toujours sur BibliObs, dans la série Les grands entretiens de l’été, François Forestier présente Oscar Wilde sur Oscar Wilde: une interview, publiée dans la St. James Gazette en janvier 1895, juste après la première d‘Un mari idéal.

Selon Rupert Hart-Davis, éditeur des lettres de Wilde, cette interview est certainement le résultat d’une collaboration entre Wilde lui-même et Robert Ross, son secrétaire.




Emballé, c’est livré !

L’attrape-cœurs, Sa majesté des mouches, Le conte des deux cités, Un tramway nommé désir, Des souris et des hommes, Le chien des Baskerville, Le festin nu, L’homme invisible, 1984, Moby Dick…
Protéger sa liseuse avec classe tout en portant haut les couleurs de son auteur préféré, c’est désormais possible grâce à une collection de housses reproduisant la couverture de romans célèbres (pour Kindle, Nook and iPad).

On peut même pousser le vice encore plus loin puisqu’il existe également des housses de protection pour iPhones : Gatsby, le magnifique, L’orange mécanique, Lolita, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur
Comme quoi, geek attitude et littérature ne sont pas toujours incompatibles.

Pas de vacances pour les bouquins

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Pour célébrer le 30e anniversaire de son modèle BILLY, Ikea a installé 30 éléments sur la plage de Bondi beach, à Sydney,
réalisant ainsi la bibliothèque en plein-air la plus longue du monde (février 2010)
© James D. Morgan / Rex Features




Comment lisez-vous pour les vacances 2011 ?

Alors que j’avais prévu de relayer ici le sondage lancé par Voyelle & Consonne, j’ai eu à régler un problème technique avec mon hébergeur. Pendant tout ce temps, je n’ai pas eu accès à l’administrateur de ce blog, ce qui explique le silence et l’apathie qui règnent ici depuis plusieurs jours (ce ne sont pas encore les vacances, même si elles ne vont plus tarder).
Résultat de mes déboires : il ne reste plus qu’une journée pour répondre au sondage.
Raison de plus pour filer illico à cette adresse et dire selon quels critères vous choisissez vos lectures de vacances.

C’est facile, c’est rapide, ça se fait en deux clics à peine.




Deux livres dans sa valise

Il y a un mois, Martial, Le vagabond des étoiles, à l’instar de François Busnel, demandait à ses lecteurs quels seraient les deux livres - deux, pas plus ! - qu’ils glisseraient dans leur valise.

Choix cornélien, voire inconcevable, pour la plupart d’entre nous. Pourtant, certains ont relevé le défi et réalisé l’impossible ici.




Pique-nique Babelio

Un pique-nique sur une pelouse parisienne, ponctué de nombreuses animations livresques dont le programme est actuellement en cours d’élaboration. Voilà ce que propose Babelio.

Alléchant, hein ? Oui, mais ça se passe à quelle date, allez-vous me demander. Justement, ça dépend de vous ! Samedi 20 août 2011 ou samedi 10 septembre 2011, c’est à vous de décider. Vous avez jusqu’au 15 juillet 17h pour faire part de votre préférence ici




Pique-nique Buchet/Chastel

Après Myriam Chirousse (Miel et Vin) au pique-nique 2009, Fabienne Jacob (Corps) et Philippe Setbon (L’Apocalypse selon Fred) à l’apéro 2010, c’est Cyrille Martinez, auteur de Deux jeunes artistes au chômage, dans la toute nouvelle collection « Qui vive », qui sera l’invité d’honneur du pique-nique Buchet/Chastel cette année.

La rencontre se déroulera au Parc Montsouris (Cité Universitaire), Paris 14e, le samedi 10 ou dimanche 11 septembre prochain. Là encore, c’est à vous de préciser ici la date qui vous convient le mieux (la plus “populaire” sera retenue).

Où il est question (encore et toujours) de livres


Comment choisissez-vous vos livres ?

Pas de panique, je ne vais pas vous mettre à nouveau à contribution pour une nouvelle enquête !

Alors que je suis en pleine analyse des réponses reçues au sondage sur la 4e de couverture (voilà déjà deux après-midi entières que, calculette en main, je croise les résultats, calcule les ratios… qui ne s’avèrent pas toujours pertinents…), L’Express vient de publier un article : Comment choisissez-vous vos livres ?
« Pour choisir un livre, chacun a sa méthode : se fier aux prix littéraires, lire la quatrième de couverture ou même l’ouvrir quelque part au hasard. Comment faites-vous ? »

Les premières réponses sont intéressantes.





Les poches sous les yeux


Pour choisir ses livres de poche, on pouvait se fier aux articles du magazine électronique, C’est dans la poche.
Malheureusement, ça ne sera plus possible ; son rédacteur nous annonce que C’est dans la poche (le magazine) s’arrête.

Mais, bonne nouvelle, C’est dans la poche (l’idée) se poursuit… En effet, Pierre Maury annonce qu’il va réunir ses prochains articles dans un blog : Les poches sous les yeux.
A suivre, donc…





Invitation

De beaux lendemains


Choisir un livre, c’est aussi rencontrer et écouter les auteurs.
A l’occasion de l’adaptation au théâtre de son roman De beaux lendemains, Russell Banks sera l’invité de Joseph Macé-Scaron, directeur du Magazine Littéraire, lundi 6 juin de 18h30 à 20h, à l’Hôtel Lutetia (Paris 6e).

Si l’entrée est gratuite, la réservation est obligatoire.
Ma place est d’ores et déjà réservée.



metamaus

Joyeux anniversaire !

Comme certains internautes le signalent dans leurs réponses à l’article de L’Express, les avis des blogolecteurs/trices sont de plus en plus pris en compte avant de choisir un livre.

Grâce à Culture Café, je viens d’apprendre la parution en octobre prochain d’un livre-anniversaire pour les 25 ans de la publication de Maus, d’Art Spiegelman, seule BD à avoir jamais reçu le Prix Pulitzer : MetaMaus – A look inside a modern classic, Maus.

Dans ce livre grand format, Spiegelman reviendra sur la genèse de son œuvre. Il sera accompagné d’un DVD d’archives.
Plus de détails dans l’article de Culture Café.

Morceaux choisis


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Le poids des mots

Le sourire du jour : ce strip des aventures de Jeromeuh qui m’a fortement rappelé notre déménagement. Un étrange goût de déjà vécu / entendu.
Sa réplique de la mort qui tue semble tout droit sortie de la bouche de mon chaton à moi.

Cliquer sur l’image pour l’agrandir.





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Visite chez Christie’s

Vedette populaire des blogs de lecture, la Reine du crime est la vedette du dernier hors série du magazine Lire.
Au programme : ce qu’elle pensait d’Hercule Poirot, le mystère de sa disparition, la visite de l’île des Dix petits nègres… Un de ses plus grands fans, prix Goncourt 2010 de son état, y va même de son analyse.
Je ne pense pas qu’on y apprenne grand-chose de nouveau. Ce qui ne m’empêchera pas de l’acheter, je pense.

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Couv_Patricot


De l’importance d’avoir une bonne couverture

La question – cruciale – du choix d’une couverture et de son impact sur le lecteur potentiel est au cœur du dernier billet d’Aymeric Patricot, auteur de Suicide Girls.

Cliquer sur l’image pour l’agrandir.








caribou-island-cover

La possibilité d’une (nouvelle) île

David Vann (suite).
Quelques nouvelles du prochain roman du Prix Médicis étranger à paraître le 18 janvier 2011 aux États-Unis chez HarperCollins, Caribou Island.
En plus de la couverture, le site de l’éditeur en dévoile un peu plus sur le contenu : une île perdue en Alaska, un père qui entraîne sa famille avec lui dans une aventure improbable, une mort tragique… Ça vous rappelle quelque chose ?

Alors, Caribou Island, une variation sur le même thème de Sukkwan Island ?
Le billet du BookBag m’a quelque peu rassuré. Extrait :
When I read Legend of a Suicide I found a compelling page-turner that wasn’t an easy read and I wondered how David Van would cope with a subject that wasn’t at least partly autobiographical. Now that I’ve finished Caribou Island I’ve got a similar feeling. It’s a much easier read – a chronological story without the twist in the middle which guts you - but an ending which drops you on the floor. There are similar themes –the man who heads out into the unknown, taking someone else with him, but without the mental or practical skills to cope with what he’s undertaken - and a dentist called Jim. (…)
I was half- expecting a sequel to Legend but found instead a feeling that I was being pulled further back into a family history – and it won’t let me go. It’s days now since I finished the book, but I’m finding it impossible to get the people out of my mind.

Le document Behind the Book, disponible en annexe de ce billet, dans lequel David Vann présente en détail son nouveau roman, apporte d’intéressantes informations.
Verdict en septembre 2011 pour la sortie de la traduction française chez Gallmeister.

Cliquer sur l’image pour l’agrandir.

David Vann, Prix Médicis roman étranger 2010, pour Sukkwan Island

Prix_medicis_etrangerSukkwan_island_couv_medicis.jpg Déjà lauréat du Prix des Lecteurs de L’Express 2010 et du Prix des Lecteurs de la Maison du Livre de Rodez 2010, Sukkwan Island vient de remporter le Prix Médicis roman étranger 2010.


Son auteur, David Vann, rejoint ainsi les rangs des prestigieux récipiendaires de ce prix, parmi lesquels :
Aharon Appelfeld (Histoire d’une vie - 2004), Paul Auster (Léviathan - 1993), Alessandro Baricco (Châteaux de la colère - 1995), André Brink (Une saison blanche et sèche - 1980), Jonathan Coe (La Maison du sommeil - 1998), Umberto Eco (Le Nom de la rose - 1982), Doris Lessing (Le Carnet d’or - 1976), Daniel Mendelsohn (Les Disparus - 2007), Orhan Pamuk (Neige - 2005), Philip Roth (La Tache - 2002), Antonio Tabucchi (Nocturne indien - 1987)… (liste complète ici)


Bien évidemment, cette distinction me ravit au plus haut point, tant j’avais aimé ce livre et apprécié la disponibilité et l’humilité de son auteur.
J’aime à penser que par ce prix, le jury du Médicis récompense également la rigueur du travail éditorial de Gallmeister.

A noter que le Prix Médicis Roman français 2010 revient à Maylis de Kerangal pour Naissance d’un pont (Verticales) et le Prix Médicis essai 2010 à Michel Pastoureau pour La couleur de nos souvenirs (Seuil).



couverture_400_px.jpg J’en profite pour vous signaler la sortie du deuxième numéro de C’est dans la poche, le magazine électronique de Pierre Maury, entièrement dédié aux livres parus au format poche.
Vous avez été nombreux le mois dernier à vous réjouir de la parution de ce magazine. Ce nouveau numéro ne devrait pas vous décevoir, bien au contraire : nouvelles rubriques, plus de pages, présentation plus aérée…


Les liens pour lire C’est dans la poche via Calameo et Scribd sont disponibles sur le Journal d’un lecteur, de Pierre Maury.
La version PDF, plus pratique pour certains lecteurs, est directement disponible en annexe de ce billet.


A noter que C’est dans la poche dispose désormais de sa page dédiée.

Bande-annonce, rentrée littéraire et lolitas

Bande-annonce
Je n’aime pas les bandes-annonces littéraires.
Je les trouve redondantes avec les quatrièmes de couverture qui souvent en disent déjà trop. Les mots devraient suffire A quoi bon en rajouter avec des images, fixes ou mobiles ?

Je n’aime pas ces clips vidéos qui tentent maladroitement de se mesurer à leurs aînés du septième art sans en avoir les moyens, techniques ou financiers : soit ils sont réalisés à partir d’une succession de clichés issus de banques d’images mondialisées et insipides, soit, quand ils se rapprochent le plus d’un film, ils me rappellent les heures douloureuses des sitcom télé cheap, à la Voisin, voisine.

Je n’aime pas les bandes-annonces littéraires que je trouve inutiles et mal-fichues, et pourtant je poste ici celle d’Une bien étrange attraction.
Alors même que je n’ai jamais lu Tim Robbins.
Au risque, aussi, de passer pour un vendu à Gallmeister (et dire que j’en viendrais presque à le regretter certains jours !).
C’est juste que je la trouve intelligemment conçue. J’aime beaucoup son humour décalé et son côté bricolo-foutoir qui me rappellent les collages de Terry Gilliam pour les Monty Python.
Comme quoi, sans se prendre au sérieux, avec un peu de folie et de créativité, il est possible de se démarquer dans un univers qui en manque terriblement.





Rentrée littéraire
Sur le site de Rue89, Natacha Boussaa dont le premier roman vient de paraître raconte sa première rentrée littéraire ou “L’angoisse d’une primo-romancière vécue de l’intérieur”. Intéressant.
Épisode 1Épisode 2



Lolitas
Comme un écho au merveilleux billet d’Amanda sur son coup de cœur de l’été, un petit détour par le site de l’écrivain/traducteur allemand Dieter E. Zimmer, spécialiste et passionné de Nabokov
Son exposition virtuelle, Covering Lolita, retrace 54 ans de Lolita à travers les couvertures de 150 livres de 33 pays.

Lire autrement

Dans notre grande série “J’ai testé pour vous”, voici deux façons différentes d’appréhender la lecture, dont j’ai fait l’expérience récemment.

La lecture par de grands comédiens

J’ai regardé dimanche matin la rediffusion de l’émission spéciale de La Grande Librairie lors de laquelle des comédiens, en direct du Théâtre du Rond Point, lisaient des extraits de leurs textes préférés.

Si j’ai dégusté la lecture impeccable de la Princesse de Clève par Dominique Blanc, j’ai été soufflé par la lecture que Guillaume Gallienne a faite de Sodome et Gomorrhe.
Ce garçon est insensé. C’est fou comme à travers sa lecture, ou plus justement de son interprétation, il a réussi à faire jaillir toute la causticité du dialogue qu’il avait choisi. Proust virtuose de l’humour camp et bitch, qui l’aurait crû ? certainement pas moi qui ai tant peiné à finir Du côté de chez Swann !
S’il est un homme qui serait capable de me faire ingurgiter l’intégrale de la Recherche, c’est bien lui. Dis monsieur Gallienne, tu veux pas les faire un peu plus longues tes lectures et enregistrer la Recherche ? Pleeeeeaaaaaaaaaaase.

Au passage, j’ai également apprécié ce que j’ai pris - à tort ou à raison - comme un clin d’œil espiègle : la lecture par Frédéric Mitterrand, présent en sa qualité de ministre de la Culture, d’un extrait du Dernier crâne de M. de Sade, de Jacques Chessex.


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© Christophe Fillieule / La Fabrik / FTV France 5


Pour voir, ou revoir, cette spéciale, c’est sur le site de France5.

Edit de 10h30 : le billet de Folfaerie, aussi emballée que moi par cette émission spéciale.



La lecture interactive

Depuis le 27 mai et jusqu’au 10 juin, Le Monde, en collaboration avec J’ai Lu, renouvèle le genre du roman feuilleton.
Chaque jour à 12h45, LeMonde.fr met en ligne un nouvel épisode de Muti, polar interactif inédit de Caryl Ferey.

Cette expérience originale utilise toutes les possibilités de l’interactivité : photographies d’Alice Buckley qui plantent les décors, ambiance sonore (bruits de la rue, radio de la police…), musique originale, informations complémentaires qui apparaissent en pop-up, dessins d’Edmond Baudoin, vidéos…

Le pitch : à quelques jours de la coupe du monde de football, le corps émasculé de Martin Songa, jeune espoir des Bafanas Bafanas, l’équipe nationale d’Afrique du Sud, a été retrouvé sur un terrain vague de Cape Town. Le lieutenant Saul Dukobe est chargé de l’enquête.


Dans les quatre premiers épisodes, on retrouve l’ambiance poisseuse de Zulu (même décor, même sauvagerie).
Mais si l’expérience est indubitablement intéressante, cela s’apparente plus à mes yeux à un jeu vidéo qu’à un roman, le texte se trouvant réduit à sa portion congrue. La débauche d’outils interactifs aurait même plutôt tendance à en accentuer l’aspect anecdotique. Un bon point tout de même : les ambiances sont suggérées, les personnages jamais représentés, laissant ainsi la place à l’imagination du lecteur.

En outre, sans doute justement parce que le dispositif laisse peu de place au texte, l’intrigue n’est pas très prenante pour le moment. Mais, on n’en est qu’au quatrième épisode, le décor se plante doucement. Le rythme va peut-être s’accélérer par la suite.

A signaler pour les geeks que Muti est également disponible en version iPhone (via l’application LeMonde.fr) et ePub (à télécharger sur e-book). La version papier du roman (dans une version plus développée, j’espère) paraîtra dans l’année.

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© Alice Buckley


Tous les épisodes de Muti sont à découvrir à cette adresse.

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