In Cold Blog

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Rebelote... Et Onze de Der !!!!

La diabolique Philisine Cave n’en a pas eu assez des deux tags précédents.
Avec un brin de perversité (si, si !), elle m’a gratifié de onze questions supplémentaires, histoire de vérifier si je suis rancunier… ou pas.

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Pas de bol : rancunier, je suis.
Très.

Philisine, tu l’auras voulu : rien que pour toi (ou presque), voici onze nouvelles « révélations » (en espérant que ce soit les dernières avant un moment, histoire que ce blog ne finisse pas par ressembler à un tag géant…)



1. Si tu étais un mot ?

Le fin mot de l’histoire… J’aime aller fureter et découvrir ce qui se cache derrière les apparences.


2. Si tu étais un événement ?

Par nature, je serais plutôt un non-événement.


3. Si tu étais une image ?

Aucune idée, sinon qu’elle soit vierge de toute retouche Ph*t*sh*p.


4. Si tu étais une fleur ?

La fleur de l’âge.


5. Si tu étais un mensonge ?

Le père Noël, mensonge sans conséquence et plutôt mignon (le mensonge, pas le père Noël !).


6. Si tu étais un pays ?

Le pays d’où on ne revient jamais. On a chacun le nôtre, il me semble.


7. Si tu étais une idée ?

Le désintégrateur de poche.
Pour escamoter les véhicules à 2 ou 4 roues mal garés qui obstruent le passage, sectionner les laisses à enrouleur qui se déploient traitreusement sur toute une largeur de trottoir, atomiser les parapluies avant qu’on ait eu le temps de se les prendre en plein visage, pulvériser les sacs à dos des sans-gêne qui te broient les côtes dans les wagons bondés du métro, exploser les valises et caddies qu’on t’envoie sans sourciller dans les chevilles… et autres joyeusetés du genre
(N.B. : important : penser à inclure un système de sécurité empêchant toute mise à exécution de pulsions visant à désintégrer les possesseurs des ces armes domestiques !).


8. Si tu étais un texte ?

Un petit mot laissé sur une table, aimanté sur un frigo, glissé dans un livre, tagué sur un mur…


9. Si tu étais un objet ?

Une tutute, un doudou, un sextoy… ou n’importe quel autre objet très intime et réconfortant.


10. Qui t’a donné l’envie de bloguer ?

Une ex-collègue, pour des raisons peu glorieuses que j’ai déjà évoquées par ailleurs mais que je vais taire ici…


11. Quelle empreinte veux-tu laisser ?

Rien de plus que quelques traces de doigts sur le cœur des gens que j’aime





Pas de nouvelles questions, pas de nouvelles victimes…. Je passe mon tour !
Sans rancune, Philisine…
… pour cette fois !

Onze refait un petit tag pour la route ? Et pourquoi pas deux, tant qu’on y est ?

Pour beaucoup, le mois de mai rime avec ponts à rallonge voire, pour les plus chanceux, avec vacances. Et pour les plus chanceux encore, avec soleil et chaleur ! Si l’encéphalogramme plat affiché par ce blog depuis plusieurs semaines peut laisser penser que je fais partie des veinards, il n’en est rien.

C’est un fait établi : comme Noël tombe un 25 décembre, avril/mai est toujours plus que (sur)chargé au taff, ne me laissant que très peu de temps pour lire, encore moins pour rédiger mes billets.
C’est chronique. J’ai appris à ne pas m’en désoler outre-mesure.

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Enfin… je fais de mon mieux, en tout cas.

Les deux fois 11 questions du tag finement transmis par Caroline et du Liebster Award généreusement décerné par l’Insatiable Charlotte sont l’occasion rêvée pour ranimer ce salon moribond en lui insufflant un semblant de vie pour pas cher…



11 On commence avec Caroline :


1. Ton dernier coup de cœur littéraire ?

Pas de nouveau coup de cœur depuis Annabel, de Kathleen Winter.
Et je ne laisse pas échapper l’occasion de rappeler aux sourd(e)s et/ou aux étourdi(e)s de courir se jeter au plus vite sur le superbe Vie animale, de Justin Torres.


2. Une série télé à nous recommander ?

Inconditionnel de Chapeau melon & bottes de cuir (surtout période Emma Peel) que je place au panthéon des séries télé, je prends toujours autant de plaisir à regarder la ixième rediffusion de n’importe quel épisode de n’importe quelle saison (même de la dernière, c’est dire !).


3. Thé ou café ?

Au boulot, café. Serré, noir et sans sucre. À haute dose.
Mais dès qu’il s’agit de me poser, de prendre mon temps, j’apprécie un thé, généralement épicé, sans sucre et sans lait (ce qui me vaut toujours de passer pour un hérétique auprès de mes amis British).


4. Paris ou Marseille ?

S’il s’agit de la ville, sans hésitation, Paris.
Si on parle de foot, Paris itou… because Beckham, of course ! (pas besoin d’être grand clerc pour deviner que mon choix est motivé par ses atouts physiques plutôt que ses talents sportifs. Mais c’est bien là la seule façon de m’intéresser au foot en particulier, et au sport en général).


5. Facebook ou Twitter ?

Ni l’un, ni l’autre, je crois. Après plusieurs mois d’un usage plus ou moins sporadique, force est de constater que je ne sais tirer parti d’aucun des deux…
D’ailleurs, après plusieurs loupés récents, je me permets de rappeler ici que l’e-mail reste le moyen le plus sûr si on veut me toucher à coup sûr, en temps et en heure.


6. Une recette de cuisine simple et rapide à réaliser ?

En cuisine, les desserts ne sont pas mon fort. Alors quand des amis viennent dîner à la maison, je ressors souvent ma recette « fétiche »; facile, rapide, inratable, elle fait toujours son petit effet.

Pour 6 ramequins (à crème caramel/10 cm de diamètre) :
80 g de sucre / 2 gros œufs ou 3 moyens / 60 g de poudre d’amande / 250 g de mascarpone / Des fruits (au choix : griottes, abricots, prunes, framboises…) / Sucre glace

Préchauffer le four thermostat 6 (180°).
Dans un saladier, fouetter énergiquement le sucre et les œufs entiers jusqu’à obtenir un beau ruban mousseux.
Y incorporer la poudre d’amande. Puis le mascarpone.
Bien fouetter.
Passer les ramequins sous l’eau froide sans les essuyer (pour éviter de les beurrer).
Y déposer au fond les fruits en morceaux (autant que vous le souhaitez).
Verser l’appareil par-dessus.
Ajouter quelques morceaux de fruit en surface si vous le souhaitez. Moi, je le fais.
Saupoudrer de sucre glace. Moi, je ne le fais pas.
Enfourner 20 à 30 minutes.
Déguster tiède ou froid selon votre goût


7. Quelle nouvelle langue souhaiterais-tu apprendre ?

Toutes ! J’ai une véritable passion pour les langues alors que paradoxalement je n’en parle que peu… et mal.
En restant raisonnable, dans un premier temps, je serais déjà comblé si je pouvais dérouiller mon allemand et perfectionner mon arabe. On pourrait ensuite se remettre sérieusement à l’espagnol, en reprenant tout depuis le début…


8. Fred Lopez ou Daniel Morin ?

Le choix va être vite fait : je ne sais pas qui est Daniel Morin.
Et puis, au-delà de son physique, et en dépit de son côté Bisounours, Frédo Lopez me touche par la faille qu’on devine chez lui.


9. Hier ou demain ?

L’espoir plutôt que les regrets. Alors, demain. Parce qu’on ne sait jamais ce qu’il nous réserve.
Pour autant, regarder devant ne dispense pas de tenir compte des leçons du passé.


10. Avec ou sans bulles ?

Des bulles, des bulles, des bulles. De savon, de chewing-gum… Dans le bain, dans les verres… Les bulles, c’est la joie, la légèreté, l’insouciance…
(Je vois déjà sourire ceux qui me connaissent : c’est tout ce que je ne suis pas ? Oui, et alors ? J’aime les bulles, épicétou !)


11. Un jour, je serai…

Zen… peut-être.





liebster-award On remet ça avec l’Insatiable Charlotte :


1. Le métier idéal ?

Rentier.
Pour me payer le luxe de concrétiser le projet qui me tient à cœur, de prendre tous les risques sans me soucier outre-mesure des éventuels revers financiers qui pourraient mettre l’avenir en péril, et de pouvoir m’investir comme si de rien n’était dans un nouveau projet, si jamais je me plante. Parce que la passion, les projets, l’enthousiasme, la motivation, c’est bien joli, mais sans un minimum de financement au départ, ça ne sert à rien (appel au peuple : un petit crowdfounding pour lancer une nouvelle collection littéraire, ça vous tente ?).
Le métier idéal est celui que l’on fait par passion. Au quotidien malheureusement, ça se résume souvent au meilleur compromis possible entre ses aspirations et la réalité, entre la passion et les contingences matérielles.


2. La plus belle chose au monde ?

La vie, et son corollaire, l’amour (si avec ça, je ne passe pas le cap des prochaines présélections au concours miss France…)


3. L’auteur dont tu achètes inconditionnellement chaque nouveau livre

Michel Tremblay, Peter Cameron, Laurent Mauvignier, Denis Lachaud…


4. Un remède de grand-mère que tu utilises

S’allonger dans l’obscurité la plus totale et le silence en cas de migraine, ça compte ?


5. Le livre que tu n’arrives jamais à finir, même après plusieurs tentatives

Généralement, j’essaie d’aller jusqu’au bout de mes lectures. Si un livre me tombe des mains, il y a de fortes chances pour que je n’y revienne pas de sitôt. Il y en a trop derrière qui attendent leur tour…


6. La pièce d’une maison que tu préfères

Chez les autres : la bibliothèque, même si, souvent aujourd’hui, ce n’est plus une pièce à proprement parler. C’est plus fort que moi, je ne peux m’empêcher de parcourir les rayonnages -avec plus ou moins de discrétion.
J’aime aussi visiter les cuisines et les salles de bains, qui en disent bien plus long sur leurs propriétaires que les pièces “d’apparat”.


7. Une devise

« C’est toujours ça de pris. ».


8. Le personnage de roman que tu aimerais rencontrer

Le narrateur de Vie animale (qui n’est autre, à peu de choses près, que l’auteur lui-même).
Et pour ne pas passer pour un monomaniaque, j’ajouterai la Nana (Rhéauna), de Tremblay. Et sa Ti-Lou, la guidoune que j’ai hâte de retrouver dans Au hasard de la chance qui vient tout juste de paraître en France.


9. Le film inavouable que tu as vu à plusieurs reprises ?

Certains pornos mis à part, la trilogie des Austin Powers, peut-être…


10. Ta chanson fétiche

Unchained Melody, des Righteous Brothers.


11. Le remède contre un coup de blues

Écouter les vieux tubes de Sheila, et finir par les chanter à tue-tête ! (sorry, God. Forgive me.)




Voilà, ce blog s’en retourne à son état semi-comateux pour quelques semaines encore.
Je n’en continuerai pas moins à vous lire avec plaisir d’ici là.

Le tag des 11

Lystig m’a désigné comme victime (consentante) du Tag des 11 qui circule actuellement.

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La marche à suivre est simple : poster les règles sur son blog, répondre aux 11 questions, en inventer 11 nouvelles puis partager le tag avec 11 personnes en mettant un lien vers leurs blogs sans oublier de leur annoncer la bonne nouvelle.

C’est parti !



1. A tout seigneur tout honneur, commençons par le commencement : quel est votre dernier livre coup de cœur (ça peut servir) ?

Annabel, de Kathleen Winter (billet à venir).


2. Et le dernier qui vous est tombé des mains (idem) ?

Ça ne m’est pas arrivé depuis bien longtemps. Le dernier dont je me souvienne est La montagne magique, de Thomas Mann, il y a des années et des années de ça.


3. Quel est votre personnage de fiction incontournable inoubliable ?

Aucun ne me vient spontanément à l’esprit. Certains personnages m’ont marqué plus que d’autres, mais de là à les considérer incontournables…


4. Que vous évoquent les Contes de Canterbury ? Ceux qui l’ont lu ont-ils souffert ?

Cela m’évoque des extraits étudiés en cours d’Histoire de la littérature anglaise à la fac. La plus belle période de toute ma scolarité… Ça me rappelle également que l’intégrale en V.O. attend toujours son tour.


5. Salé ou sucré ?

Salé, salé et salé. Mais si j’en crois l’exemple de ma grand-mère, le goût du sucré peut refaire surface à un âge avancé !


6. Biscuits ou bonbons ?

Ni l’un, ni l’autre mais si entre les deux maux je devais choisir, je dirais biscuits…


7. Ovin ou caprin (justifiez vos réponses que diable) ?

S’il est question de fromage, les deux me conviennent. La brebis pourrait l’emporter sur la chèvre, à cause de son goût plus subtil.


8. Où étiez-vous le 13 mars 2013 vers 20h30 ?

Chez moi.


9. Y a-t-il de la vie sur Mars ?

Plus on étudie cette planète, plus on a de preuves qu’il y a eu de la vie sur Mars et plus les possibilités qu’une forme de vie soit encore présente sur la planète augmentent. De toute façon, David Vincent les a vus, non ?


10. Connaissez-vous la réponse à la grande question de la vie, de l’univers et du reste ? Et la question ?

Non mais le jour où ça me titillera, je sais que je pourrai demander à Pierre Dac ou aux Monty Python.


11. Si vous étiez un super-héros ou une super-héroïne, comment serait votre costume ?

Euh, en l’état actuel des choses, je ferais l’impasse sur les tissus synthétiques moulants et les coupes près du corps. En même temps, les vêtements amples, ce n’est pas ce qui se fait de plus pratique pour les acrobaties et autres cascades. Ce qui finalement n’est pas gênant dans la mesure où je ne me sens absolument pas l’âme d’un super-héros.



Incapable de trouver des questions originales et, tant qu’à faire, pertinentes, je suis allé puiser l’inspiration chez les auteurs, en m’appuyant sur quelques citations extraites des derniers livres chroniqués ici.

Les 11 malheureux désignés ci-dessous peuvent retirer leur passeport pour l’échafaud, signé de ma blanche main, ici.

Guillome - Gwenaëlle - Miss Léo- Folfaerie - Clara - Céline - Vanessa V - Valérie - Lucie - Luocine - Théoma.
Feel free to play the game or turn down the invitation!

Tag tag tag. Y’a quelqu’un ?

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Bibliothèque publique de Cincinnati & Hamilton County, bâtiment principal, 1874





Non, Lystig, je ne t’ai pas oubliée.
C’est juste que la période est un peu… comment dirais-je ?… mouvementée.
Mais enfin, grâce à toi, ce salon moribond va connaître un semblant de vie. Je t’en remercie.


1. Es-tu un acheteur compulsif de livres ?

Pas vraiment. S’il est vrai que la fréquentation de la blogosphère n’a fait qu’attiser mon appétit pour les livres, j’ai assez vite pris conscience que j’avais les yeux plus gros que le ventre.
Stocker chez moi tous les livres qui me font envie ne m’est pas réconfortant, ou tout du moins pas sur le long terme. Pouvoir disposer du temps nécessaire pour les lire le serait en revanche beaucoup plus.

2. A quelle fréquence achètes-tu tes livres ?

Pas de fréquence particulière. Quand l’envie se fait sentir, si le (ou les) livre(s) que je cherche sont disponibles (voir question 7).

3. As-tu une librairie favorite ?

Non.
Pendant quelques années, j’ai passé pas mal de mes samedis après-midis dans la même librairie. J’aimais son ambiance, pouvoir discuter des dernières sorties, mais aussi de tout et de rien avec les libraires avec qui j’ai fini par sympathiser. A tel point que je leur ai créé une newsletter mensuelle que je réalisais bénévolement. Présentation des nouveautés, entretiens avec les auteurs en signature et les artistes qui exposaient…, j’adorais ça. C’était un peu le blog avant le blog en quelque sorte.
Malheureusement, la librairie a mis la clé sous la porte. Ce qui m’a le plus chagriné, c’est que ce fiasco n’avait pas grand-chose à voir avec la crise mais plutôt avec les relations au sein de l’équipe. Depuis, je n’ai pas retrouvé de lieu où je me sente autant chez moi.

4. Fais-tu tes achats livresques seul ou accompagné ?

Ça dépend… si je suis accompagné ou pas quand l’envie me prend ou que l’occasion se présente !
Cela dit, j’ai remarqué que lors de mes flâneries en librairie, je suis généralement seul, tandis que je suis souvent accompagné par mon chéri lors de mes descentes en bouquinerie.

5. Librairie ou achats sur le net ?

Principalement en bouquinerie et un peu sur les sites de vente d’occasion sur le net.
Mes achats en librairie se résument à certains auteurs chouchous, comme Michel Tremblay, par exemple, ou à quelques romans que je suis quasiment sûr de ne jamais trouver dans ma bouquinerie.

6. Vers quels types de livres te tournes-tu en premier ?

De la littérature contemporaine, romans et recueils de nouvelles essentiellement. Quelques livres d’art, parfois.

7. Préfères-tu les livres d’occasion, neufs, ou les deux ?

Dans l’absolu, je préfère les livres neufs et grand format. Et puisque je n’ai pas les moyens de mes envies, je me tourne vers l’occasion. Je peux ainsi m’offrir des nouveautés grands formats « état excellent » ou « comme neufs » pour le prix d’un livre de poche (et même parfois moins).
Évidemment, je reste fortement dépendant de l’offre disponible au moment de ma visite dans la petite bouquinerie à laquelle je suis fidèle. Il m’arrive donc assez souvent de repartir bredouille.
Quand je suis un peu plus pressé de lire une nouveauté, je la commande via des sites d’occasion sur internet. Mais depuis peu, les frais de port ont explosé et grèvent lourdement la facture.

8. Qu’aimes-tu dans le shopping livresque ?

La promesse d’un (ou plusieurs) moment(s) de volupté à venir, même si c’est dans six mois, un an. Parfois bien plus longtemps.

9. Te fixes-tu une limite d’achats par mois ?

Non, pas de façon consciente en tout cas.

10. A combien s’élève ta wish-list ?

Du fait de mon mode de fonctionnement, ma wish-list est plutôt conséquente : à ce jour, plus de 300 titres (certains y figurent depuis plusieurs années) et ne cesse de s’allonger même si j’y fais (un peu) de ménage de temps à autre .

11. Cite trois livres que tu veux TOUT DE SUITE !

Aucun, je ne suis pas capricieux et, en matière de livres, j’ai appris la patience.

12. Précommandes-tu tes livres ?

Jamais.

13. Pourquoi un tel pseudo/nom de blog ?

Le nom du blog est un jeu de mots qui fait référence à ma lecture en cours au moment où de la création du blog, à savoir In Cold Blood, de Truman Capote. Et comme ouvrir un blog et me livrer au « public » me demandait justement pas mal de sang-froid, je trouvais ce nom parfaitement approprié.
Le problème c’est que la référence à De sang-froid a échappé à pas mal de personnes, qui n’ont vu dans ce nom qu’une allusion à ma froideur supposée. Pour le pseudo, il m’a semblé logique de conserver le nom du blog. Lors de mon inscription sur Facebook, j’ai dû y accoler mon prénom, le propriétaire du blog homonyme (spécialisé dans les faits-divers meurtriers) ayant déjà créé une page In Cold Blog.

14. Parle-nous de ton prof préféré.

Celui qui m’a donné mon bac !
Depuis le primaire, j’ai toujours montré plus de facilités pour les matières littéraires que scientifiques. Et donc, en toute logique, j’ai choisi de suivre une filière… scientifique. Au bac, la sanction a été implacable : 4 en maths, 3 en physique-chimie, le tout coefficient 4. Je dois aux 21 points engrangés grâce au français d’avoir pu me présenter à l’oral de rattrapage (enfin, je ne voulais pas y aller, mais ma mère m’a obligé).
On comprendra facilement qu’avec de telles notes, je n’ai pas eu le choix des matières de rattrapage.
Évidemment, l’oral de maths a été une catastrophe ; je me suis fait sortir en moins de dix minutes.
En physique-chimie, je tombe sur un problème de bobine et de courant électrique : l’horreur totale. J’avais beau mettre mes doigts dans les trois directions (les scientifiques comprendront), impossible de dire dans quel sens la bobine était censée tourner.
L’examinateur face à moi semblait sincèrement dépité de me voir, pétrifié, sécher aussi lamentablement, mettant cela sur le compte du stress (tu parles, Charles !). Il a pris le temps de me ré-exposer le problème, de me faire un schéma au tableau pour que ce soit plus clair, de m’encourager… Rien n’y a fait, bien évidemment. Il a été d’une telle bienveillance que je suis sorti de là honteux d’avoir échoué à faire honneur à sa bonne volonté. Avant que je quitte la salle, il m’a demandé combien j’avais eu à l’écrit, combien je devais rattraper de points, si l’oral de maths s’était bien passé…
Contre toute attente, le jour des résultats, mon nom figurait sur la liste des repêchés. C’est quand je suis allé récupérer mes notes (minables) d’oral, j’ai compris la finalité des questions de l’examinateur : la note qu’il m’avait attribuée (largement surévaluée, même si quand même sous la moyenne, faut pas pousser !) m’a permis d’obtenir le nombre minimum de points nécessaires pour décrocher le sésame.
Je n’ai jamais su le nom de ce monsieur qui doit avoir atteint aujourd’hui un âge canonique, mais je pense souvent à lui.

15. Quel est ton endroit préféré au monde ?

Chez moi, où que ce soit.

16. Parle-nous de ton premier concert.

C’était un concert d’Angelo Branduardi auquel m’avait invité une de mes copines de collège. Ça se passait dans un gymnase. La scène était digne des estrades des kermesses de fin d’année scolaire et les rangées de chaises n’auraient pas dépareillé dans une salle des fêtes communale. L’ambiance était baba-cool et le concert s’est terminé en une farandole géante (et non, ce n’était pas dans les années 30 !).

17. Un endroit que tu aimerais visiter ?

Des dizaines : l’Iran, la Nouvelle-Zélande, l’Argentine, le Chili, l’Islande, la Mauritanie….
(mon chéri, si tu lis ces lignes… ;-) )

18. Parle-nous de quelque chose qui te rend complètement fou en ce moment.

Tous les remugles nauséabonds que fait remonter à la surface le projet de mariage pour tous et l’ouverture de la PMA et de l’adoption aux couples homoparentaux.

19. Si tu pouvais posséder instantanément quelque chose, rien qu’en claquant des doigts, ce serait quoi ?

La sagesse.

20. Qui tagues-tu ?

Ne sachant jamais qui aime ou n’aime pas être tagué, qui a déjà été ou pas tagué, j’ai toujours un mal fou à désigner quelqu’un. Que les personnes citées ci-dessous se sentent libres de s’emparer de ce tag… ou pas, de même que celles qui ne figurent pas dans la liste :
Cathulu, Sylire, Clara, Marion, Brize, Bladelor, Charlotte, Joëlle, Caroline, Lo.

Le tag où je me livre(s)

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Text Rain © Kyungduk Kim (site web)



Pleine d’appréhension, Maman Ourse m’a refilé le bébé d’un coup de patte hésitant.
Papa Ours va-t-il s’en emparer avec gourmandise ou me gratifier d’un de ses plus impressionnants grognements furieux, se demandait-elle tandis qu’elle me renvoyait le tag sur les livres qui circule en ce moment dans la blogo.

Sans que j’aie le temps de réaliser ce qui m’arrivait, l’insatiable Charlotte me taguait à son tour. Plus question de se défiler.
Mais en vérité, puisqu’il n’y est question que de livres, je m’y plie de bonne grâce.

Voici donc :

Le livre que j’ai particulièrement aimé

Les livres qui m’ont marqué durablement ne sont pas légion, une petite poignée tout au plus. Je ne m’enflamme pas facilement (les mauvaises langues diront que c’est un euphémisme). Mes coups de cœur littéraires sont rares, mais le dernier en date est récent : Vie animale, de Justin Torres.
Ce roman m’a émerveillé et bouleversé ; il m’a tout à la fois mis des étoiles dans les yeux et lacéré le cœur. Au-delà de la beauté de l’écriture, Vie animale m’a ému parfois aux larmes parce que d’une certaine façon, ce livre parle de moi (que ceux qui ont lu le livre se rassurent : mon histoire personnelle se situe à des années-lumière de celle du narrateur). Mais mieux encore, il parle pour moi, il expose au grand jour des sentiments tus, profondément enfouis en moi.
Si j’ai fait part de mon enthousiasme pour Vie animale sur Facebook, je n’ai toujours pas réussi à pondre un billet qui me satisfasse. Brize l’a fait mieux que je ne pourrais le faire sans doute. Il est vraisemblable que cet hypothétique billet rejoigne les rangs de ceux qui ne verront jamais le jour. Pour le moment, je me contente d’offrir le livre et de le conseiller autour de moi.

Le livre qui ne m’a pas plu

En matière de lecture, quand un livre ne me plait pas, il s’agit généralement plus d’une déception que d’un rejet pur et simple. Il m’arrive parfois de refermer un livre en ayant un arrière-goût de gâchis, plus rarement l’impression d’avoir définitivement perdu mon temps. En fait, je parviens presque toujours à trouver un aspect du livre (style ou intrigue) qui sauve ma lecture du naufrage total.
Les fois où j’ai eu l’impression qu’on m’avait baladé se comptent sur les doigts d’une main (allez, des deux mains, peut-être, mais pas plus). La dernière fois, c’était un peu avant les vacances. Certains lecteurs de ce blog s’en souviennent peut-être.

Le livre qui est dans ma PAL

En règle générale, le livre qui me fait le plus envie est le dernier arrivé dans ma PAL. Là par exemple, je viens de terminer l’excellent Bouquiner, d’Annie François déniché début septembre à la foire aux livres de la rue Davy alors que des dizaines d’autres croupissent depuis plusieurs années dans ma PAL en attendant leur tour.
Mais je m’arrange pour limiter les dégâts en veillant à ce que ma PAL ne franchisse pas le seuil fatidique du nombre à trois chiffres. J’ai réussi à ne plus me jeter systématiquement tête baissée sur le dernier livre qui me fait envie. À de (plus en plus) rares exceptions près, je me contente de noter le titre dans ma LAL et je laisse décanter.
Mais pas d’inquiétude : le jour où ma PAL avoisinera le zéro absolu (si tant est que ce jour arrive), je saurai me montrer moins mortellement raisonnable.

Le livre qui est dans ma wish-list

Contrairement à ma PAL, ma LAL est d’une longueur indécente. La liste de mes envies (© Grégoire Delacourt) est sans bornes. La plupart des titres y patientent depuis plusieurs années. Parfois, comme c’est arrivé samedi dernier pour Fenêtre panoramique, de Richard Yates, le temps est long avant qu’un titre passe de la LAL à la PAL. Mais j’ai appris à savourer ces moments où le hasard me permet de mettre la main sur un bouquin qui me fait envie depuis un bail.
Le désir est volatil. Comme pour les livres de ma PAL, il arrive que l’envie pour certains titres s’émousse au fil du temps. Alors j’y fais le ménage de temps à autre, sans état d’âme pour les éventuels rendez-vous manqués.

Le livre auquel je tiens

Tous ceux qui peuplent ma bibliothèque… et aucun en particulier. Dernièrement, j’ai cru perdu à jamais le catalogue d’une exposition pour laquelle j’avais travaillé il y a une vingtaine d’années, lors de ma parenthèse new-yorkaise. La personne à laquelle je l’avais prêté est décédée plus tôt cette année.
En fait, ce n’était pas tant pour le livre lui-même que j’étais chagriné mais plutôt pour l’épisode de ma vie qu’il représente. Finalement, contre toute attente, ce catalogue m’a été restitué. Désormais porteur d’une double charge émotionnelle, peut-être fait-il partie aujourd’hui des livres auxquels je tiens le plus.

Le livre que je voudrais vendre ou troquer

Jusque très récemment, je conservais tous les livres que j’avais lus, sans distinction. Mais désormais, j’ai moins de scrupules à faire un peu de vide sur mes étagères et d’éliminer ceux dont il ne me reste pas grand-chose.
Les proscrits sont longtemps restés stockés en une pile anarchique, attendant une nouvelle affectation. J’en ai sorti quelques-uns à l’occasion, pour les donner à des personnes en ayant manifesté l’envie au détour d’une conversation. Mais depuis peu, la plus grande partie a rejoint la bibliothèque libre-service que mon chéri a installée dans la salle d’attente de son cabinet.

Le livre que je n’ai pas réussi à terminer

Comme ça, à chaud, je n’ai pas souvenir de lecture avortée. Comme le ne peux pas consacrer autant de temps que je le souhaiterais à la lecture, cela m’oblige certainement à choisir plus soigneusement mes lectures et à me méfier de tout emballement précipité. Et comme j’achète mes livres, je suis d’autant plus vigilant. Donc généralement (et j’aurais tendance à dire, tout le temps), je vais jusqu’au bout d’un livre que j’ai commencé.
(Après avoir répondu au tag, je suis allé baguenauder de lien en lien chez les dédicataires de ce tag, et j’ai retrouvé le titre d’un livre dont je ne suis pas venu à bout : Jonathan Strange & Mr Norrell , de Susanna Clarke. Non seulement, au départ, je ne suis pas fan de fantasy, mais quand les notes de bas de pages finissent par prendre plus de place que le récit principal au point de constituer un roman à elles toutes seules, c’est au-dessus de mes forces et de ma bonne volonté.)

Le livre dont je n’ai pas encore parlé sur mon blog

La liste des livres lus et non chroniqués sur mon blog s’allonge de façon exponentielle mois après mois… Ça devient dramatique. Près d’une trentaine attendent d’être chroniqués, dont quelques-uns depuis plus de deux ans. J’avais l’intention de « rattraper le coup » au moment de leur sortie en poche. Certains sont déjà disponibles en poche… mais toujours pas de billet à l’horizon. Le pire, c’est que les livres en souffrance ne m’ont pas forcément moins plu que ceux dont je me suis fait l’écho ici.
Face à cette liste d’attente qui ne cesse d’enfler et le délai parfois monstrueux entre la lecture effective du livre et la publication du billet, j’ai décidé de me ranger par dépit à la bonne vieille méthode du tableau Ex*cel pour répertorier fidèlement mes lectures (ce qui était quand même la principale raison d’être de ce blog au départ…).

Le livre que je vais lire en lecture commune

À ce jour, j’ai deux lectures communes programmées, dont une depuis… quelques années !
Histoire de le sortir enfin de ma PAL, je m’étais porté volontaire pour La théorie des nuages. Les semaines, les mois ont passé… et il prend toujours la poussière. Mais le comble, c’est que je ne me souviens même plus avec qui j’étais censé faire cette lecture commune.
En revanche, je me souviens bien qu’avec Choupynette nous avons émis l’idée inconsidérée de nous atteler à la LC d’un roman de Marc Dugain (je ne me souviens plus quel titre exactement). Cela fait maintenant quelques mois et à ce jour, le projet Dugain semble prendre le même chemin que le projet Audeguy.
En fait, je suis resté un artisan de la lecture. Je n’arrive pas à lire de façon intensive ou programmée. Je ne suis pas un candidat fiable pour tout ce qui est lectures communes, challenges, marathons, livres voyageurs (à moins de me caser systématiquement en bout de chaîne)…
Le revers de la médaille, c’est que ce dilettantisme fait également de moi un mauvais prétendant pour les éditeurs qui pourraient être tentés de me proposer partenariats et/ou services de presse.



À mon tour de désigner les prochaines victimes :
Adalana (vu les challenges auxquels tu participes, tu devrais avoir des tas de choses à nous dire),
Joëlle (histoire de te “déborder” encore un peu plus…),
A propos de livres (jusqu’ici tu avais échappé à ce tag…),
Yves (je ne me souviens pas t’avoir jamais vu répondre à un tag, alors je tente…),
Canel (en général, les tags ne te font pas peur…),
Voyelle et Consonne (parce que y’a pas de raison….)

If you all feel like entering the game, please feel free.

Good day sunshine

haies

French American School, Santa Ana, California © Brad Moore




Depuis son Kabaret Kulturel, Will m’a honoré d’un Sunshine Award.
De crainte que ce ne soit bientôt plus de saison, je m’empresse de répondre aux questions qui accompagnent cette aimable distinction.



sunshine-award Couleur préférée : depuis tout petit, le vert profond de l’herbe et des feuillages luxuriants. N’allez surtout pas en conclure que je suis un garçon branché campagne et nature.

Nombre préféré : pour la symbolique, aucun en particulier.
Pour l’esthétique, j’aime bien le 8 et l’idée de se retrouver face à l’infini, si on le bascule.

Boisson non alcoolisée préférée : l’eau gazeuse (pauvre en sodium, tant qu’à faire).

Facebook ou Twitter ? : un peu Facebook, plus comme outil d’information que comme outil de socialisation et d’autopromotion.
De ce que j’ai pu cerner de Twitter, je trouve que la plupart du temps, 140 caractères c’est encore bien trop. C’est comme si la limitation du nombre de caractères réduisait d’autant la pertinence de ce qu’on peut dire avec…

Motif préféré : le motif valable, autrement j’ai vite le sentiment qu’on me prend pour une buse.

Passion : la réponse la plus évidente et la plus banale serait : les mots.

Donner ou recevoir ? : sans hésiter, donner. Pour de multiples raisons, dont un psy se ferait une rente à vie, recevoir est toujours un réel supplice.

Jour préféré : le mardi. Je ne connais pas vraiment la raison profonde de cet attachement particulier au mardi. Peut-être parce que quand j’étais enfant, le mardi, le « traumatisme » du lundi n’était déjà plus qu’un mauvais souvenir et le mercredi, jour de repos, se profilait à l’horizon…

Fleur préférée : la pivoine et la fleur de pissenlit.

Prends ça dans TAG…

portraitchinois Arrêtez les filles ! Je vais finir par croire que je suis populaire.
Alors que je m’amusais à en lire certain(e)s exprimer leur angoisse de ne pas se voir refiler le bébé (angoisse réelle, je n’en doute pas. Peuchère, il n’y a pas de place pour le second degré avec des sujets aussi graves que la popularité et le leadership) me voilà mis au défi par Emmyne et Didi, à qui je suis désormais redevable de m’éviter ainsi la disgrâce et de sauver mon honneur !

Doublement tagué, ça veut dire 23 questions (10 pour l’une, et 13 pour l’autre) qui appellent 23 réponses, que voici.
C’est parti.



Si j’étais (version Emmyne)

1 - Une œuvre d’art

La palette est vaste et le choix difficile. Je dirais la Dame de Brassempouy, parce qu’elle est représentative de ces objets qui ont traversé les millénaires et qui me touchent profondément. Et aussi parce que je trouve qu’elle change le regard qu’on peut poser sur les peuples préhistoriques. Peut-on encore considérer des hommes d’une telle sensibilité artistique comme barbares et primitifs ?


2 - Une légende

La légende urbaine qui voudrait qu’au moment de la mort, le corps se déleste de 21 grammes, supposés être l’équivalent du poids de l’âme. Légende qui a donné lieu, entre autre, au sublime film d’Iñárritu.


3 - Un paysage

Un désert ou un lac de sel. Les jeux de lumière et le prisme des couleurs y sont superbes. En plus, comme une page vierge, ils laissent toute latitude à l’imagination et à la méditation, et procurent une délicieuse sensation d’infini.


4 - Une devise

Carpe diem. J’aimerais bien réussir à la faire mienne un jour avant de mourir.


5 - Un son

Le son du vent dans les branches des arbres, dans les herbes hautes, entre les tuiles d’un toit…


6 - Un cocktail

Sorti du mojito ou de la margherita, je n’y connais pas grand-chose en cocktails. Mais lors d’un récent dîner en ville, j’ai été scotché par le goût et la fraîcheur d’un cocktail à base de vodka, kiwi, concombre et jus de citron.


7 - Un signe de ponctuation

Sans hésiter, des points de suspension. Non seulement, j’ai tendance à en abuser mais je les aime pour tout ce qu’ils suggèrent : silences, non-dits, promesses, sous-entendus, suite à venir…


8 - Un oiseau

J’ai depuis toujours une tendresse particulière pour le moineau, mais l’idée de pouvoir renaître de ses cendres, comme le phénix, est plutôt séduisante.


9 - Un fleuve

Si je lâche la bride à mon humour à deux balles, je répondrais le Zambèze (si votre sens de l’humour est aussi douteux que le mien, vous n’aurez aucun mal à comprendre pourquoi).
Mais, quand je suis entre personne de bonne intelligence, je sais me tenir. Je répondrais alors le Aa, parce que, même si je sais ne pas pouvoir lutter contre l’Amazone, le Nil ou le Rhin, avec mes deux petites lettres de rien du tout je serais tout de même le chouchou des cruciverbistes et autres joueurs de Scrabble à qui j’aurais sauvé la mise plus d’une fois (ça a quand même un peu plus d’allure que ma première réponse, non ?)


10 - Un adverbe

« Alors », comme dans « oui, et alors ? », une de mes réparties préférées quand je veux que mon interlocuteur laisse tomber la langue de bois, arrête de me prendre pour une truffe et me dise franchement le fond de sa pensée.





Si j’étais (version Didi)

1 - Un titre de blog

Une certitude, ça ne serait pas In Cold Blog dont l’allusion échappe à la plupart des mortels et dont le “Cold” entretient à mon encontre une (fausse) réputation de froideur rebutant les moins téméraires de mes (déjà trop rares) visiteurs.


2 - Une chanson enquiquinante

Alors là, vous ne savez pas où vous mettez les pieds. Attention, zone minée ! J’en ai une ribambelle dans mes cartons de ces chansons généralement ridicules qui vous squattent le crâne du lever au coucher. Vous l’aurez voulu : au choix, Le petit bonhomme en mousse, Mignon, mignon, Chihuahua… On continue ? Vous en voulez encore ?


3 - Un art martial

La capoeira, un art martial à la fois viril et gracieux, proche à mes yeux de la danse contemporaine.


4 - Une muse

Une muse… araigne, toute petite et toute mignonne. Je n’ai pas la prétention - encore moins l’envie - d’inspirer qui que ce soit.


5 - Un personnage de BD

La coccinelle des Rubrique-à-Brac de Gotilb, coincée dans son coin de case, qui la ramène à tout bout de champ… sans qu’on lui ait demandé son avis.


6 - Une bonne action

Si j’étais une bonne action, je ne serais pas coté en bourse et je rapporterais beaucoup plus que de l’argent.


7 - Une soupe

Une soupe de langues !


8 - Un texte de dictée

La Déclaration universelle des droits de l’homme.


9 - Une pierre précieuse

Une clé de voûte, la pierre dont dépend la stabilité de tout l’édifice. Bien plus précieuse à mes yeux que tous les bijoux d’Elizabeth Taylor réunis.


10 - Une lettre

Une lettre muette, qui est là mais dont on ne fait pas de cas, dont on se demande souvent à quoi elle sert, et qui se révèle finalement incontournable.


11 - Un fil

Le fil d’une lame. Précieux et utile quand on sait le manier, dangereux quand on le malmène.


12 - Un lieu

Pas facile, rien ne me vient naturellement à l’esprit. Ça serait un lieu sûr, où on se sent bien, en sécurité.


13 - Un peintre

Quiconque a pu apprécier ce que je suis capable de réaliser, un pinceau à la main, sait que je peux à peine prétendre au titre de peintre en bâtiment !
Puisqu’il est question de peinture, j’en profite pour signaler qu’à la maison j’ai un mur immense, digne d’un musée, qui n’attend que le bon vouloir d’un généreux mécène pour se voir décorer d’un magnifique Bacon (il y aurait bien la place pour un triptyque, mais je ne voudrais pas avoir l’air d’exagérer et décourager les bonnes volontés).



À l’heure qu’il est, ce tag a dû toucher les côtes les plus reculées de la blogosphère. Je me vois bien en mal de taguer qui que ce soit qui ne l’ait pas déjà été au moins une fois.

« Et mes fesses, tu les aimes mes fesses ? »*

Boudiou, si ça c’est pas ma veine !
C’est bien simple, ça ne peut pas mieux tomber. C’est tout moi.

J’ignore pourquoi (et je crois que je ne tiens même pas le savoir !) L’Ogresse a pensé à moi pour le tag initié par Euterpe qui circule en ce moment :
Quelle femme de la Renaissance êtes-vous au fond de vous-même ?

Quand je vous disais que j’étais verni !



C’est pas comme si j’étais le genre de mec à me poser des questions existentielles le matin quand je me rase. En plus, je ne me rase pas tous les matins, ce qui fait autant d’occasions de perdues.
Quant à me pencher sur la femme qui sommeille en moi… Et une femme de la Renaissance tant qu’on y est.

Z’avez pas plus simple, comme question ? L’histoire, c’est vraiment pas mon fort (il n’y a qu’à voir comment je galère pour récupérer le camembert jaune au Trivial. En revanche, pour le rose, no problemo. Va savoir si c’est à cause du thème ou de la couleur !) et la Renaissance n’est pas vraiment ce que je pourrais qualifier comme étant ma période de prédilection… si jamais j’en avais une.



Comme je n’avais pas envie de me plonger dans L’histoire pour les nuls, il ne me restait plus qu’à passer en revue les quelques œuvres de l’époque que je connais et prier pour que j’y trouve mon bonheur.

Le tableau qui m’est venu illico à l’esprit est celui de Gabrielle d’Estrée et de sa sœur la duchesse de Villars, à cause de ce pincement de sein sensuel et coquin (même s’il est censé symboliser la grossesse de la maîtresse d’Henri IV). Mais finalement, j’ai abandonné l’idée. Trop osé.
Alors, La jeune fille à la perle de Vermeer. C’est pas mal La jeune fille à la perle… Non. Trop pure, la gamine. J’en connais plus d’un qui rigoleraient et n’hésiteraient pas à me taxer de gros mytho.
Pourquoi pas La laitière ? Ah non merci,depuis qu’elle s’est accoquinée avec les gars de la pub, elle a perdu de sa fraîcheur. Tant pis pour La laitière. De toute façon, je suis nul en yaourts.
Il y aurait bien La dame à l’hermine, de De Vinci. Mais pour qui me connaît un chouïa, ça saute aux yeux : elle est bien trop classe. Et sa “sœur”, La belle ferronnière ? Trop bêcheuse.

Pfffff, je ne me doutais pas que c’était une telle tannée d’être une femme, dites-donc ! Et une femme à la Renaissance, je ne vous en cause même pas.



Alléluia ! Si j’étais une femme de la Renaissance, ça donnerait quelque chose dans ce goût-là :

Massys-vieille-duchesse
Vieille femme grotesque (La Duchesse laide) (vers 1513),
par Quinten Massys (1466-1530)
© The National Gallery, London (photo très haute définition ici)




On dirait pas un gros travelo ? Je vous l’avais dit : c’est tout moi… à la mode Renaissance !
Au-delà de ses dehors hommasses, ce que j’aime chez ce personnage, c’est sa part de mystère.

Alors que certains avancent que cette femme n’a jamais existé (elle serait une représentation satirique des femmes âgées se raccrochant désespérément à leur jeunesse d’antan), d’aucuns prétendent qu’il s’agirait de Margarete Maultasch, duchesse de Corinthe et comtesse du Tyrol.
Le physique singulier de la dame serait le signe d’une dystrophie osseuse déformante, appelée maladie de Paget, certains médecins ayant reconnu dans son visage et ses mains difformes, tels que peints par Metsys, les manifestations typiques de cette affection.

Enfin, dernière point, et non des moindres à mes yeux, qui a arrêté mon choix sur ce portrait : en 1865, pour l’illustration d‘Alice au pays des merveilles de Lewis Caroll qui l’a rendu célèbre, le dessinateur John Tenniel se serait inspiré de ce tableau pour le personnage de la duchesse Natricia. On pourrait trouver pire comme hommage.

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The Duchess was sitting on a three-legged stool in the middle, nursing a baby… © John Tenniel
La Duchesse, assise sur un tabouret à trois pieds, était en train de bercer un bébé.



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‘Tut, tut, child!’ said the Duchess. ‘Everything’s got a moral, if only you can find it.’ © John Tenniel
“Allons donc, mon enfant ! s’exclama la Duchesse, on peut tirer une morale de tout : il suffit de la trouver.”





Pour finir, puisque ce tag est supposé être labellisé Kulture inside, dans le podcast de la National Gallery ci-dessous, les conservateurs du musée, Susan Foister et Luke Syson, expliquent ce qui se cache derrière la laideur de cette femme (en anglais).






* Surtout L’Ogresse, ne vois dans ce titre aucune attaque personnelle. C’est juste que quand il m’a fallu réfléchir à la femme qui sommeille en moi, l’image de Camille/Bardot dans Le mépris de Godard s’est imposée à moi.

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